Comment Biomimetic prépare son déploiement industriel
Maëva Gardet-Pizzo
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... s et clients pour limiter l'impact carbone.
Leur érosion est massive. Avec une population qui a chuté de 70 à 80 % en Europe
au cours
des dix dernières années, les insectes devraient être au cœur des inquiétudes liées à la préservation de l'environnement. Mais on a tendance à sous-estimer leur importance. Leurs qualités de pollinisateurs sont bien identifiées, à tel point qu'on ne compte plus le nombre d'organisation revendiquant l'installation de ruches.
Néanmoins, cette capacité à polliniser n'est qu'un des très nombreux services que nous rendent les insectes. Acteurs primordiaux de la fertilité des sols, ils constituent également un maillon essentiel des chaînes alimentaires, ce qui les rend indispensables à notre vie sur terre.
De même qu'
à notre organisation économique. C'est cette
interdépendance qui est au cœur de l'activité de Biomimetic, PME originaire d'Avignon de sept salariés.raconte-t-il,
« je menais des travaux de recherche pour le Cirad », un organismefrançais de recherche agronomique et de coopération internationale.
À
l'occasion d'une mission d'exploration en Afrique du Sud, il constate qu'un insecte joue un rôle majeur dans le traitement des déchets des marchés alimentaires. «
Ces mouches se posaient sur les amoncellements de détritus et pondaient des œufs
». Ces monticules de déchets recouverts de larves étaient ensuite récupérés par les producteurs de fruits, légumes et poissons. «
Une partie servait à nourrir les poissons et le reste permettait de fertiliser les sols
». En jargon technique, on parle d'entomoconversion. Un terme qui définit ces processus biologiques dont les insectes sur les protagonistes.
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«
Il s'agit d'une logique écosystémique dans laquelle l'activité humaines s'intègre parfaitement à son environnement. On utilise tout ce que nous offre la nature et les insectes sont des alliés et non des ennemis
». A l'inverse des systèmes agro-industriels dominants, dans lesquels l'usage de pesticides et d'engrais chimique est monnaie courante, empêchant les processus naturels de se mettre en branle.
Dans un cercle vicieux qui oblige à consommer toujours plus d'intrants chimiques.
Maëva Gardet-Pizzo