Industrie décarbonée, approvisionnement local : comment Le Coq Noir veut redonner le goût du bio
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Une consommation en baisse de 4,6 % en 2022. Des conversions qui décélèrent. Moins de distributeurs... Après des années de bon vent, le petit monde de la filière bio vacille. L'inflation a asséché les dépenses alimentaires des ménages, et les produits bio servent de variable d'ajustement. D'autant que les consommateurs ne perçoivent plus forcément très bien la plus-value de ce label fortement mis en concurrence par toute une flopée d'autres sigles. A l'Isle-sur-la-Sorgue, Le Coq Noir, PME de 36 salariés qui affiche un chiffre d'affaires de plus de 5 millions d'euros, n'échappe pas à ces turbulences.
Fondée en 1979, cette PME s'est fait connaître pour ses recettes venus de l'Océan Indien. Achard de légumes, pâte de curry... Des produits qu'on ne trouve alors pas en Métropole. Et que l'entreprise garantit sans colorant ni conservateur.
Au fil du temps, l'entreprise se professionnalise. Elle prospère. Puis en 2018, consciente de la demande sans cesse croissante pour les produits bio, elle pare l'immense majorité de ses produits du label AB (Agriculture biologique). Une petite part (environ 5%) en demeure exempte. Il s'agit de produits à façon ou d'ingrédients à destination d'industriels.
Car au fil du temps, l'entreprise a diversifié ses canaux de vente. «20 à 25 % de notre chiffre d'affaires est réalisé en magasin bio, 25 % en grande distribution, 5 % chez des grossistes, 30 % en marque distributeur pour le réseau bio ou à façon, et 10 % auprès d'industriels », explique Thibault de Leusse, directeur général de l'entreprise arrivé en début de tempête, en février 2021. Cette tempête, « on ne la subit pas de plein fouet, mais on la subit quand même », estime le dirigeant. Néanmoins, pas question de dévier de ses engagements. « On garde le cap »
À lire également
Pour ce faire, l'entreprise prend le temps d'observer la situation. Et fait le constat que « le bio ne suffit plus dans l'esprit des consommateurs ». Pour continuer de séduire des ménages dont le budget dédié à l'alimentation se resserre et à qui d'autres sigles font les yeux doux, Le Coq noir veut proposer « du bio augmenté ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo