SolarCloth signe avec Rothschild & Co pour mieux industrialiser ses films solaires
Gaëlle Cloarec
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Comme à chaque Vendée Globe, SolarCloth est de la partie. Cette année encore, l'entreprise a équipé cinq voiliers monocoques en compétition - dont celui de Jean Le Cam - de ses films photovoltaïques. Ultra fins, légers, sans verre et très flexibles, ils sont adaptés aux zones complexes et aux conditions extrêmes d'une course au large sans ravitaillement. Mais pas seulement. Ces panneaux solaires équipent aussi des ombrières, dont celle de 800 m² installée au sein du village des athlètes lors des JO de Paris, des tentes à usage touristique ou militaire, des serres, des ferries, des bateaux de croisière, des camions, des véhicules sans permis et même des ballons. Ils sont partout. Sur terre, en mer, dans l'air.
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Cette alternative aux panneaux photovoltaïques rigides à base de silicium, de fabrication chinoise essentiellement, a tapé dans l'œil de la banque Rothschild & Co qui vient d'entrer au capital de la PMI par le biais de sa fondation R&Co4Generations. L'objectif ? Accompagner l'atelier, basé à Cannes, dont le chiffre d'affaires flirte avec le million d'euros, dans l'industrialisation de ses films solaires aux coûts de revient encore trop élevés par rapport à l'offre asiatique. "Nous sommes à 1,80€ / Watt. Les panneaux chinois installés sont autour de 1 à 1,10€ / Watt. Notre première étape vise à nous rapprocher du 1,30€ / Watt dès l'été 2025", explique Alain Janet, dirigeant-fondateur de SolarCloth. Lequel s'attelle à lever un à un les différents verrous obstruant la production, en premier lieu le taux de main d'œuvre qu'il conviendra de réduire de 49% en automatisant certaines étapes de fabrication. "Il ne s'agit pas de réduire l'équipe (d'une dizaine de personnes, NDLR) mais de la détacher de tâches répétitives et d'améliorer ainsi la qualité du travail tout en assurant une reproductibilité parfaite du produit."
Gaëlle Cloarec