Le Plan Sud IA, doté de 70 millions d'euros sur 5 ans et porté par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur a défini ses trois grandes priorités en matière d'intelligence artificielle : servir la population, acculturer le plus grand nombre et faire du territoire, terre d'accueil d'un des 4 instituts interdisciplinaires d'Intelligence Artificielle labellisés en 2019, un leader du sujet. Car si en termes de compétences en algorithmie mathématiques, comprendre « le moteur technique de l'IA », le Sud s'avère particulièrement bien dotée, le volet infrastructures de données et de calculs apparaît bien mince. C'est dans ce cadre que s'inscrit le projet Circalis, acronyme de Calcul Intensif pour la Recherche Collaborative en Apprentissage et en Intelligence Artificielle, porté par l'école d'ingénieurs Eurecom et soutenu par une enveloppe de 3 millions d'euros, financée à 50% par la Région.
Basé à Sophia Antipolis, l'établissement d'enseignement et de recherche compte 450 étudiants, doctorants compris, tous spécialistes du numérique et de la science des données. Où l'IA occupe désormais une place prépondérante. « Quels que soient les secteurs d'activité que nous adressons dans nos cours ou nos projets de recherche, à l'instar de la santé, des réseaux 6G, des transports intelligents, de la cybersécurité, nous avons besoin de l'IA, explique David Gerbert, directeur d'Eurecom. Or, si nous avons les cerveaux avec une équipe de 70 chercheurs spécialisés, il nous manque la capacité de calcul, ces fameux GPU qui sont devenus le nerf de la guerre dans la compétition mondiale de l'IA. » Grâce à Circalis, environ 110 GPU vont être acquis dans les 2 ans qui viennent.