Cyberharcèlement : comment Bodyguard utilise l’IA Gen
Laurence Bottero
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Selon Statista, c'est X - anciennement Twitter - qui remporte la palme du réseau social sur lequel le plus de contenus haineux ont été diffusés en 2024. Et la tendance n'est pas près de se renverser. C'est même, dit Charles Cohen, « une tendance malheureusement à la hausse, autant en volume qu'en pourcentage ». Entre crise économique, géopolitique, sanitaire, « les réseaux sociaux sont devenus un exutoire pour les internautes quand ils sont inquiets, stressés par les crises économique, géopolitique, sanitaire... », analyse encore le dirigeant de BodyGuard, créée il y a 7 ans, précisément pour venir contrer la malveillance qui pollue les réseaux sociaux, une expérience qui a touché son fondateur de près.
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Et si X, devenu la propriété d'Elon Musk, a clairement ouvert la boîte de Pandore, il n'est pas l'unique plateforme à être un terrain d'expression débridé. Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, LinkedIn affronte, chaque année, une augmentation des propos haineux. Ce réseau social professionnel, dont on pourrait penser qu'il est assez neutre et encadré, enregistre pourtant chaque année, une hausse de 50% des commentaires haineux. Un phénomène que Charles Cohen analyse par, à la fois, la publication d'articles parlant de géopolitique - sujet forcément clivant - et d'autres contenus « qui n'ont pas grand-chose à voir avec la sphère professionnelle. C'est tout ce mélange qui produit du contenu haineux ».
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