La filière française du cuir fait sa révolution durable
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La filière du cuir cherche des alternatives au tannage au chrome tout en préservant la qualité des cuirs.
FFTM
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La filière du cuir cherche des alternatives au tannage au chrome tout en préservant la qualité des cuirs.
FFTM
Matériau utilisé depuis la préhistoire, le cuir est l'un des plus anciens inventés par l'Homme pour se vêtir. Aujourd'hui, il s'est imposé comme une matière noble dans les secteurs de la mode, du luxe, de la chaussure, de la ganterie et de l'ameublement. Une filière française du cuir qui représenterait un écosystème industriel de plus de 130 000 salariés et une centaine de métiers.
La seule Fédération Française de la Tannerie Mégisserie (FFTM) revendique, quant à elle, une soixantaine de tanneurs et mégissiers (le tanneur transforme les grandes peaux brutes et le mégissier les petites) dont 45 entreprises industrielles, soit environ 1 750 personnes pour un chiffre d'affaires annuel de 450 millions d'euros. Les tanneurs et mégissiers français tannent environ quatre millions de m² de peaux par an, toutes catégories de peaux confondues. Selon la FFTM, la filière française réussit à fournir l'industrie du cuir en France et à exporter 30 % de sa production.
À lire également
Dans l'imaginaire collectif, le métier est considéré comme traditionnel, qui aurait peu évolué dans ses pratiques. Pourtant, cette filière est confrontée à des défis majeurs : évolutions réglementaires strictes, enjeux environnementaux et pression sociétale. Il existe trois types de tannages : au chrome (85 %), végétal et synthétique. Et même si Sophie Hivert, déléguée générale de la FFTM, assure que « notre activité, très réglementée, est non polluante, toutes les tanneries ayant des obligations pour limiter leur impact écologique », la transformation des peaux génère des effluents chargés notamment en chrome. Les tanneries sont donc équipées de stations d'épuration ou reliées à des stations collectives pour le traitement de leurs eaux usées. Et la réglementation européenne (REACh) impose des seuils de plus en plus stricts.