À Montpellier aussi, la communauté scientifique se positionne
Marie Corbel
Marie Corbel
Cette journée internationale n'est pas une manifestation de scientifiques mais un mouvement citoyen, préviennent les organisateurs montpelliérains. À l'origine, il s'agit d'un mouvement créé en réaction aux positions antiscientifiques du président américain Donald Trump. Mais le sujet a dépassé les frontières car « dans de nombreux pays, les difficultés pour pratiquer et faire entendre les sciences dans le débat public sont croissantes », indique le communiqué de presse et que « l'enjeu de remettre du rationnel dans l'émotionnel » est largement partagé à l'échelle du globe, ajoute Gilles Halbout, le président de la Comue (Communauté d'universités et d'établissements) du Languedoc-Roussillon Universités.
Ce mouvement donne lieu à une première : l'engagement de l'ensemble des acteurs du monde scientifique dans un mouvement revendiqué « politique mais non partisan ». Ainsi, le 18 avril, la conférence de presse de présentation de la manifestation montpelliéraine réunissait Philippe Augé, le président de l'Université de Montpellier, Gilles Halbout, président de la Comue du Languedoc-Roussillon Universités et Michel Salas, directeur régional du Cirad en Languedoc-Roussillon. Au travers de ce dernier étaient également représentés l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), l'IRD (Institut de recherche pour le développement) ou encore le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), tous membres de l'alliance nationale de recherche pour l'environnement (AllEnvi).
Questionnés sur la participation des collectivités territoriales à cet événement, les organisateurs répondent ne pas avoir pris contact avec la Région Occitanie mais avoir sollicité la Ville de Montpellier.
Le secteur privé est également peu représenté dans ce mouvement. Et pour cause, « nous n'avons pas forcément cherché à faire du lien avec les entreprises car l'idée est de présenter les sciences sous l'angle d'un bien commun mais ce n'est pas pour autant un mouvement anti-entreprises», indique Patrick Lemaire.
D'ailleurs le monde économique est loin d'être hostile au discours porté par la communauté scientifique, selon les organisateurs.
Pour traduire ce message en actes, les organisateurs de la Marche pour les Sciences feront une vingtaine de propositions sur la place et le rôle des sciences dans la société. Parmi elles figureront par exemple des éléments sur les processus de nomination des présidents d'organisme de recherche ou encore sur l'enseignement des sciences.
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La Marche pour les Sciences de Montpellier débutera samedi 22 avril à midi, au Jardin du Peyrou par un pique-nique citoyen et des animations. Le cortège s'ébranlera à partir de 14 h vers la Comédie via la rue Foch et la rue de la Loge.
Marie Corbel