L'éditeur de logiciel IBAT vient de boucler son quatrième tour de table pour continuer à développer son logiciel dont l'intérêt de simplifier leur gestion des achats et de la main d'œuvre. Après s'être totalement consacrée au secteur du BTP, la startup toulousaine s'ouvre désormais à d'autres secteurs d'activité. Les explications.Deux ans après une précédente levée de fonds de 2,4 millions d'euros, la startup toulousaine IBAT annonce la conclusion d'un nouveau tour de table pour un montant similaire (2,1 millions d'euros).
"Cela faisait plusieurs années que PRO BTP Innovation souhaitait entrer au sein du capital de la société. Nous attention le bon moment pour cela et l'opération a été bouclée en avril dernier", préciseMélanie Lehoux, la dirigeante fondatrice de l'entreprise.
Dans cette quatrième levée de fonds pour la jeune pousse née en 2016, ses partenaires historiques que sont BPI France, la Caisse d'Epargne, la Banque Populaire Occitane (Next-Innov) et le conseil régional d'Occitanie ont également participé.
Avec cette nouvelle opération financière, l'éditeur de logiciel historiquement spécialisé dans le besoin des entreprises du BTP va surtout enrichir son offre à destination des TPE et PME. Si aujourd'hui IBAT compte "10.000 utilisateurs professionnels quotidiens", selon Mélanie Lehoux, ceux-ci sont principalement issus de grandes entités comme les groupes Demathieu Bard, GCC, Spie Batignolles, Eurovia ou Paris Ouest, pour ne citer que ces exemples.
Un gain de temps et d'argent selon IBAT
Pour élargir son ficher clients et donc en séduire de nouveau, la société IBAT développe des solutions innovantes permettant aux entreprises du BTP de simplifier leur gestion des achats et de la main d'œuvre. Et avec quelques années d'existence, la dirigeante de la startup, par le passé directrice des achats chez un grand groupe du BTP, met en avant quelques chiffres.
"Grâce à un meilleur contrôle des achats, nos solutions permettent de dégager 3% de marge nette supplémentaire et nous faisons économiser 10% de temps aux comptables par un suivi des dépenses automatisé et numérisé. Côté fournisseurs, nous sommes en moyenne à 3% de sur-facturation contre 5,6% en moyenne dans le BTP. Il y a parfois une différence entre ce qui est dit et ce qui signé. Tout cela représente des sommes non -négligeables pour les entreprises du secteur", expose Mélanie Lehoux, qui souligne également l'existence d'un volet e-procurement dans son logiciel afin de privilégier auprès des opérateurs les produits de catalogues aux prix négociés en amont avec les fournisseurs.