Y a-t-il trop d'accélérateurs de startups ?

Florine Galéron
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En mars dernier, Airbus lançait le Bizlab, son accélérateur de startups dédié à l'innovation dans l'industrie aéronautique et spatiale. En janvier prochain, la SNCF lancera à son tour le 574, un incubateur interne dédié à l'Internet des objets. Parallèlement, le Connected Camp, l'accélérateur de l'IoT Valley, présentera sa première promotion tournée vers les objets connectés. Ces trois exemples montrent l'engouement autour des structures d'accompagnement des startups. Cette tendance se vérifie aussi bien à Toulouse qu'à Paris ou aux États-Unis. À tel point que certains commencent à craindre aujourd'hui une nouvelle bulle internet qui pourrait bientôt exploser. Cette interrogation a émergé en 2012, quand Facebook arrive sur le marché boursier. De nombreux actionnaires ont porté plainte contre le Nasdaq pour avoir surévalué la valeur des actions du réseau social. Plusieurs experts appréhendent un effondrement des investissements autour des startups.
Faut-il craindre ce phénomène ? Et quel est le modèle économique de ces nouvelles structures? Ces interrogations étaient au cœur de la conférence organisée le 5 novembre par HEC Alumni en simultané à Paris et Toulouse en présence de dirigeants d'incubateurs et d'accélérateurs.
"Il faut distinguer trois modèles économiques très différents", estime Jean-François Galloüin, directeur général de Paris and Co, un incubateur financé en partie par la Ville de Paris :
Mais une fois ces trois grandes catégories dessinées, les modèles économiques varient très fortement d'une structure à l'autre. "Chez OrangeFab, note Marielle Chapin, chef de projet de la structure, l'objectif est de signer, au terme des trois mois d'accélération, des partenariats commerciaux entre les startups et Orange."
Florine Galéron
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