Marc Ychou prend la tête de l’ICM
Marie Corbel
Marie Corbel
Le feuilleton de la nomination du futur DG avait opposé Marc Ychou, praticien en oncologie digestive à l'ICM, et Jacques Domergue, chirurgien et candidat sortant. En vue d'un renouvellement de son mandat, ce dernier avait reçu le soutien de la Conférence médicale d'établissement (CME), le 11 janvier, puis de celui du conseil d'administration de l'ICM, le 8 février.
Mais Marc Ychou avait, lui, reçu le soutien de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (Unicancer), le 9 février. La ministre de la Santé avait suivi l'avis de cette instance nationale et tranché en la faveur du spécialiste en oncologie digestive, le 11 mars.
Présentant son projet pour l'établissement, le professeur Marc Ychou a indiqué qu'il entendait insuffler « beaucoup de continuité, sans rupture avec les grands projets » tout en se différenciant de son prédécesseur dans « le mode de management et la philosophie de certains projets ».
L'un des projets phares des mois à venir est celui de l'installation d'un centre de protonthérapie sur le site de l'ICM. Dans le cadre du troisième plan Cancer (2014-2019), l'État dotera le sud de la France d'un centre de protonthérapie. Entre Toulouse et Montpellier, toutes deux candidates à l'implantation de ce centre, la guerre d'influence est lancée.
Cette décision est attendue d'ici à la fin de l'année. Si Montpellier est choisi, les premiers soins seront promulgués dans ce centre en 2019.
Les atouts du dossier montpelliérain ont été détaillés par le dirigeant de l'ICM.
« Le professeur David Azria, qui porte le projet, est reconnu au niveau national et international pour son expertise dans le domaine, déclare Marc Ychou. Nos équipes de recherche dans le domaine de l'oncologie font partie des meilleures. C'est un atout certain par rapport aux autres dossiers. »
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La performance des activités de recherche de Montpellier dans le domaine de la cancérologie est attestée par sa labélisation SRIC, explique le praticien.
« Ce label est attribué aux sites d'excellence. Seuls cinq sites sont labellisés en province. C'est un atout différenciant vis-à-vis des autres candidats. »
L'autre carte maîtresse du jeu montpelliérain est l'accord passé avec l'Institut du cancer de Barcelone et le pôle de compétitivité marseillais EurobioMed afin qu'ils adressent leurs patients au centre de protonthérapie, à Montpellier.
« Le projet de protonthérapie est viable avec 300 patients par an, indique Marc Ychou. Notre accord avec Barcelone et Marseille permet d'atteindre largement ce seuil. »
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L'accord avec Barcelone a été confirmé par les catalans il y a deux semaines. Ces relations étroites entre les deux villes s'expliquent notamment par le fait que « l'équipe en cancérologie de Barcelone a été formée à Montpellier », précise Marc Ychou.
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