« En Occitanie, les thématiques de la biothérapie et de la bioproduction rejoignent l’enjeu national »
Valentine Ducrot
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Dans son plan France 2030, dévoilé le 12 octobre, Emmanuel Macron a confirmé que 7,5 milliards d'euros seront fléchés sur la santé (dans le cadre du Plan Innovation Santé 2030 qui avait déjà été annoncé en juin dernier) avec « l'objectif de reprendre la tête sur une médecine plus prédictive » et de faire naître « 20 biomédicaments d'ici à 2030, contre les cancers, les maladies émergentes et les maladies chroniques dont celles liées à l'âge ». Le pôle de compétitivité Eurobiomed sur le sud de la France, dédié à la healthtech, ne peut que s'en féliciter.
LA TRIBUNE - Quels sont les enjeux santé post-Covid qui attendent les biotechs en cette rentrée ?
EMILIE ROYÈRE, directrice générale du pôle de compétitivité Eurobiomed - Le post-Covid s'appuie clairement sur la politique de reconquête de la souveraineté nationale lancée par le gouvernement, qui a donné lieu à des choix importants autour de trois thèmes majeurs : l'accompagnement de la relocalisation de la production pharmaceutique et du développement des produits de santé en France (bioproduction et biothérapie, NDLR), l'émergence d'une filière des industries dans le secteur du numérique en santé et l'infectiologie. Ces trois grands thèmes, faisant l'objet d'appel à manifestation d'intérêt spécifique, donneront lieu à des financements dans l'année à venir. C'est positif car cela va permettre d'accompagner le mieux possible nos adhérents, qu'ils soient industriels ou académiques, dans le développement de programmes répondant au Plan Innovation Santé.
La crise sanitaire a-t-elle révélé des attentes particulières sur des maladies spécifiques ?
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En fait le Covid a révélé des domaines sur lesquels on avait oublié d'agir comme l'infectiologie, la recherche sur les antibiotiques et les antibio-résistants. Il a également remis de l'intérêt autour des sujets liés à la santé mentale, les différents confinements ayant eu un impact majeur sur une partie de la population, et sur l'importance de la prévention. Le cancer reste un fléau et à Eurobiomed, nous allons être très attentifs à travailler sur ces sujets plus spécifiques, notamment l'immuno-oncologie. De grands événements sont d'ailleurs prévus. Ils coïncident avec des financements européens et le Plan Cancer de la commission européenne.
Valentine Ducrot
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