L’IHU de Montpellier veut disrupter les thérapies des maladies auto-immunes
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L'IHU montpelliérain Immun4Cure veut transformer la prise en charge des maladies auto-immunes.
CHU Montpellier
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L'IHU montpelliérain Immun4Cure veut transformer la prise en charge des maladies auto-immunes.
CHU Montpellier
Il veut ouvrir de nouvelles voies par des approches innovantes en immunothérapies. En mai 2023 dans le cadre d'une 3e vague de labellisations, le CHU de Montpellier décrochait son label en tant qu'Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) dédié aux maladies auto-immunes. Avec à la clé un financement de 20 millions d'euros pour dix ans. Depuis, la fondation pour percevoir les fonds a été créée, le premier conseil de gestion a eu lieu cet été, et les équipes de l'IHU Immun4Cure ont lancé le déploiement du programme scientifique de l'IHU visant à transformer la prise en charge des maladies auto-immunes.
Les maladies auto-immunes sont des affections chroniques dans lesquelles le système immunitaire se dérègle et attaque par erreur les cellules saines. Il existe plus de 80 types de maladies auto-immunes connues, parmi lesquelles la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn ou le diabète de type 1. Elles touchent 5 à 8% de la population mondiale, dont 15 millions d'Européens.
Les récentes avancées dans l'utilisation en oncologie des cellules T, ou «cellules CAR-T», ont mis en évidence le potentiel des thérapies cellulaires. Le CHU de Montpellier revendique une expertise dans l'immunothérapie : en 2018, il a ainsi été l'un des premiers centres en France à obtenir la qualification pour l'utilisation des cellules CAR-T. Depuis, dix essais cliniques sur des thérapies innovantes ont été menés. Son Institut de Médecine Régénératrice et de Biothérapies (IRMB) et ses partenaires travaillent également sur des technologies de pointe.