French Tech Montpellier : 18 mois et un satisfecit général
Cécile Chaigneau
Cécile Chaigneau
Dans une semaine environ, le 13 juin en théorie, le gouvernement annoncera le renouvellement du label « Métropole French Tech » pour une durée de trois ans, initialement attendu à la fin de l'année 2015. Le président de la métropole montpelliéraine, Philippe Saurel et, derrière lui, tout l'écosystème French Tech espèrent bien obtenir le sésame au coq rose afin de poursuivre un travail entamé de concert et qui, selon tous les acteurs, a déjà largement porté ses fruits.
Philippe Saurel y croit tellement qu'il a déjà lancé l'accrochage du fameux coq rose, symbole désormais bien identifié du label French Tech, sur la façade de l'ancienne mairie de la ville, transformée en hôtel numérique en attendant que soit érigé, d'ici 2018, le futur "bâtiment-totem" du numérique à Montpellier, dans le quartier de la Mogère, en face de la future gare TGV.
Pour mémoire, le gouvernement de François Hollande et son bras armé financier, la Banque publique d'investissement (bpifrance), avait créé en 2014 le label «French Tech», une marque visant à promouvoir le secteur numérique français, à soutenir les start-ups nationales et à attirer les investisseurs étrangers. Un fonds d'investissement de 200 M€ a été créé pour les accélérateurs de start-ups, et un budget de 15 M€ pour promouvoir la French Tech à l'international.
En novembre 2014, Montpellier faisait partie des 9 métropoles labellisées et s'est, depuis, attachée à développer un écosystème à même de faire éclore des « champions » du numérique. Dix-huit mois plus tard, le constat est unanime : c'est une réussite.
La vice-présidente déléguée au développement économique et à l'innovation, Chantal Marion, qui qualifie ce bilan de « fabuleux », égrène les actions inscrites à la feuille de route et tenues. A commencer par le conseil de la French Tech Montpellier, structure de gouvernance collaborative constituée de 22 membres, qui a été créé en avril 2015.
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Mais aussi BigUp4StartUp, un événement permettant la rencontre entre grands groupes et start-ups, qui s'est tenu en 2015 et 2016 ; le lancement du programme collaboratif d'accélération Start2You, du programme Open Cité, de l'événement XtremUp ; les missions à l'international.
Et bien sûr le Pass French Tech, programme national de détection des entreprises en hypercroissance, qui a fait émerger 13 entreprises lauréates sur le territoire, « et qui a permis de classer Montpellier 2e dans le palmarès national, juste après Paris ! », souligne avec satisfaction Chantal Marion.
Mis en contact avec de grands groupes lors du BigUp4StartUp, la start-up montpelliéraine Idéalys (services logiciels) parle d'un « effet boule de neige ».
Finalement, peu de chiffres sont donnés pour qualifier le premier bilan de cette labellisation : à défaut de pouvoir dénombrer exactement le nombre d'entreprises engagées dans la French Tech montpelliéraine, la collectivité annonce une augmentation de 80 % des levées de fonds entre 2014 et 2015, avec respectivement 50 et 90 M€ (en 2014 : 25 M€ pour AwoX, entre 1 et 10 M€ pour 9 entreprises ; en 2015 : plus de 10 M€ pour trois entreprises, entre 1 et 10 M€ pour 15 entreprises).
Mais Philippe Saurel ne manque pas également de souligner que Montpellier est la seule métropole française à avoir obtenu le label Retis, réseau français des acteurs économiques qui accompagnent les entreprises innovantes, « reconnaissance de l'action structurante de la Métropole au service de l'innovation et de l'entrepreneuriat ».
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Outre le renouvellement de la labellisation, la French Tech Montpellier attend également pour la mi-juin les résultats de sa candidature aux réseaux thématiques. Huit dossiers ont été déposés : santé, agri-agrotetch, IoT, industrie culturelle et créative, smart-city, sportech, sécurité numérique et fintech.
Cécile Chaigneau
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