L'intelligence artificielle (IA) sera incontestablement encore l'un des sujets technologique de l'année 2024. Après ChatGPT en 2023,
le CES de Las Vegas, qui ouvre ses portes ce 9 janvier, sera placé sous le signe de l'IA embarquée, c'est à dire directement intégrée dans les appareils, qu'il s'agisse de voiture, de smartphones, d'ordinateurs portables, de machines à laver ou de dispositifs médicaux. Pendant ce temps, l'Union Européenne travaille sur une règlementation autour de l'intelligence artificielle, baptisé "AI-Act" et encadrant le développement et l'utilisation des systèmes d'IA dans l'Union européenne :
les Etats membres et le Parlement européen sont parvenus à un accord sur des règles
début décembre dernier pour un texte qui devrait entrer en vigueur au plus tôt en 2025.
Montpellier veut exister sur l'échiquier de l'intelligence artificielle. En novembre dernier, un consortium, porté par l'Université de Montpellier, a déposé un dossier en réponse à l'appel à manifestation d'intérêt « IA Cluster ». L'Etat a souhaité la création d'un réseau d'Instituts interdisciplinaires en intelligence artificielle (3IA) et quatre ont été sélectionnés en 2019 (Grenoble, Nice, Paris et Toulouse). Ce second appel à manifestation d'intérêt doit permettre de construire un réseau d'une dizaine de pôles académiques français de renommée internationale en IA. Dans le sillage de l'Université de Montpellier, cette candidature a entraîné tout l'écosystème montpelliérain lié de près ou de loin à l'intelligence artificielle : laboratoires (notamment le CINES, Centre informatique national de l'enseignement supérieur, où se trouve le supercalculateur d'Etat Adastra, classé 11e du Top 500 des supercalculateurs mondiaux) et des entreprises (comme SWEEP, VOGO, ATOS, IBM Pradeo, Bfore.ai, Predict Services, Intrasense, Lundi Matin, Horiba, Weda ou Numalis). Les dossiers sont étudiés ces 8 et 9 janvier, avec une réponse à une date encore non précisée.