LA TRIBUNE - Au moment du rachat de Seclab (cyberprotection des infrastructures critiques et stratégiques), en janvier dernier, vous avez annoncé l'ambition de faire de l'entreprise un acteur européen incontournable du domaine de la cybersécurité. Quelle est votre feuille de route ?
Michel VAN DEN BERGHE - L'idée, c'est de passer de l'ombre à la lumière. Seclab est aujourd'hui une entreprise reconnue dans un environnement très étroit, celui des opérateurs d'infrastructures critiques ou des services de l'Etat spécifiques comme le ferroviaire, le militaire, le nucléaire, etc. Mais avec l'arrivée de l'hyperconnexion, différentes technologies sont désormais connectées à internet et il faut les rendre à nouveau invisibles. Et compte tenu du nombre de cyberattaques depuis deux ou trois ans, toutes les typologies d'entreprises sont exposées. Par exemple, dans les CHU, on trouve maintenant des outils de soin connectés, comme les IRM ou les appareils de radiologie, qui permettent d'envoyer les résultats rapidement chez les médecins, mais cela crée des brèches de sécurité, d'où les attaques sur les hôpitaux. C'est le cas aussi de tous les acteurs concernés par la directive NIS2 qui va obliger les sous-traitants des grands industriels à se cybersécuriser. Ou des acteurs du nouveau bâtiment intelligent que personne n'a prévu de cybersécuriser... Notre objectif aujourd'hui est d'amener une technologie développée depuis dix ans pour protéger les actifs les plus sensibles de la Nation à l'ensemble des entreprises, d'abaisser les seuils d'accès à nos solutions. Nous simplifions la technologie de rupture protocolaire de Seclab dans un boîtier, assurant les fonctions de base, avec une gamme de prix plus accessible... Notre slogan aujourd'hui, c'est « vous avez une vie numérique importante et chez Seclab on vous garantit la vie ».