Sa solution BforeAI est une suite logicielle de cybersécurité prédictive qui a donc vocation à prédire les cyberattaques. Luigi Lenguito a trouvé la formule qui claque : « Nous sommes la météo de la cybersécurité ! Nous analysons les mouvements sur Internet, nous récupérons les données réseaux, et grâce à l'intelligence artificielle, nous identifions les comportements malveillants et les signaux », résume-t-il. Objectif : prédire et empêcher les cyberattaques « plusieurs semaines à l'avance en demandant à nos clients de ne pas communiquer avec les serveurs malveillants identifiés ».
Luigi Lenguito a créé la startup à Lunel (Hérault) fin 2020, avec les Argentins Luciano Allegro et Sebastian Cesario, sur la base d'une technologie prédictive protégée par quatre brevets. BforeAI cible en priorité les grandes entreprises (notamment Philips), les banques (par exemple Volksbank) mais aussi les marques (Primark ou Dunkin Donuts). Autrement dit celles qui sont les plus exposées au risque de cyberattaque.
Selon le rapport d'activité annuel 2023 du dispositif Cybermalveillance.gouv.fr, qui assiste les entreprises victimes d'actes de cyber-malveillance, la principale cyberattaque pour laquelle les entreprises ont demandé une assistance reste le piratage de compte (23,5 % des attaques), suivie par le hameçonnage (21,2 %) et le rançongiciel (16,6 %). Les principales menaces ayant augmenté sur un an sont les faux ordres de virement (+63 %), la défiguration du site internet (+61 %), et le déni de service (+41 %), une attaque qui rend inaccessible le serveur utilisé par l'entreprise. Côté collectivités, le rapport indique que le trio de tête reste inchangé même si en volume, les proportions augmentent, notamment pour les rançongiciels (+36%). Un constat plus significatif encore pour les défigurations de sites internet (+73%) et les virus (+54%).