Véhicules, télévision, appareils ménagers, équipement de surveillance,... Aujourd'hui, de plus en plus d'objets de notre quotidien sont connectés à internet. Strategy Analytics estime ainsi à 22 milliards le nombre d'objets connectés dans le monde. Il y en aurait environ 40 milliards d'ici 2025 et 50 milliards d'ici 2030. Des objets qui peuvent collecter, stocker, traiter, analyser et échanger des données avec d'autres objets. Cette captation de données soulève des questions de sécurité et de confidentialité. Or même globalement informés, les usagers et utilisateurs n'ont que très rarement conscience du réel risque d'atteinte à la vie privée qu'ils courent en utilisant certains dispositifs connectés.
Cette connexion des environnements grandissant, le projet NumDiag en cours à Montpellier ambitionne de renforcer la confiance des utilisateurs envers les fabricants d'environnements connectés grâce à un logiciel qui diagnostique ces risques. Il est porté par Anne Laurent, professeure à l'Université de Montpellier, membre du Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (LIRMM - CNRS/Université de Montpellier) et Gwenaëlle Donadieu, docteure en droit privé à l'Université de Montpellier.
Ce projet interdisciplinaire, à la confluence du droit privé, des sciences comportementales et de l'algorithmique, vise à détecter les fuites de données personnelles et en informer les usagers via l'établissement d'un datascore.