Des étudiants toulousains travaillent sur un "robot collaboratif" pour Continental

Florine Galéron

Florine Galéron
Comment lutter contre les troubles musculo-squelettiques dans les usines ? Pourquoi pas en faisant appel à un robot. Au cours de leur dernière année de master, les étudiants de la formation SIR (Systèmes interactifs et robotiques) de l'UPSSITECH*, au sein de l'université Paul Sabatier de Toulouse, ont étudié l'intégration d'un robot collaboratif ("cobot") dans une usine d'assemblage produisant des calculateurs automobiles. Ils ont présenté les résultats de leur expérimentation vendredi 27 février à Toulouse.
Au milieu de l'amphithéâtre, un étudiant avait revêtu pour l'occasion une blouse avant de se positionner devant la ligne d'assemblage où est posé un calculateur automobile. Le robot (Baxter de son petit nom) aspire la pièce et le déplace vers une "zone de confort". Pour y parvenir, le "cobot" utilise de nombreux capteurs qui lui permettent d'être conscient de son environnement. Ces capteurs lui servent à la fois à réaliser ces tâches de manipulation de pièces au sein de la chaîne d'assemblage, mais aussi à connaître la position de l'opérateur afin d'interagir avec lui en parfaite harmonie.
Durant l'expérience, le robot relâche parfois un peu trop vite la pièce. Un opérateur la rattrape de justesse. De légers bugs qui montrent selon les étudiants en master que le robot ne remplace pas l'ouvrier. L'intérêt de l'expérience est surtout de limiter pour l'opérateur les tâches répétitives les plus nocives pour la santé :
Jean Cazaubieilh, directeur du site Continental de Foix, s'est félicité des premiers résultats obtenus via l'expérimentation :
Cette usine de Foix, dans l'Ariège, cherchait avec ce projet à améliorer ses performances en intégrant de nouvelles technologies au sein de son site. L'équipementier automobile s'est engagé depuis plusieurs années dans une modernisation de ses centres de production afin d'améliorer les conditions de travail des salariés.
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De leur côté, les étudiants ont pu, via ce projet de "collaborative factory", mettre en pratique des compétences acquises lors de leur formation basée sur l'intelligence artificielle, l'interaction homme-machine et la robotique. Sur le plan professionnel, le groupe a dû s'organiser comme une véritable entreprise et se débrouiller "pour répondre à un besoin industriel". Un étudiant raconte qu'il a fallu faire face par exemple "à des fournisseurs plus ou moins fiables". L'université Paul-Sabatier espère à terme "capitaliser" le travail de ses étudiants auprès d'entreprises.
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