Les ambitions des deux nouvelles directrices du Cnes à Toulouse (1/2)

Sophie Arutunian
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sophie Arutunian
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Marc Pircher est parti à la retraite et vous prenez chacune la tête d'une nouvelle direction : le numérique et l'exploitation des opérations (DNO) pour Geneviève Campan, et systèmes orbitaux (DSO) pour Marie-Anne Clair. Pourquoi le Cnes se réorganise-t-il ?
Marie-Anne Clair : Les objectifs sont multiples. Il y a la mise en œuvre de tout l'aspect numérique dont va parler Geneviève Campan, mais également le contexte, le panorama général du spatial qui est pleine évolution, en pleine révolution. Force est de constater que les choses vont beaucoup plus vite et que les interlocuteurs se multiplient : nous avons de plus en plus d'intervenants étatiques et privés, et des projets spatiaux de systèmes orbitaux qui sont très différents les uns des autres. Pour conserver notre capacité et notre efficacité à œuvrer au développement du secteur spatial, nous avions besoin de nous organiser différemment.
On a beaucoup entendu "au Cnes, il faut deux femmes pour remplacer un homme", que répondez-vous à cela ?
Geneviève Campan : On ne peut pas présenter les choses ainsi ! J'étais en charge d'une direction qu'était la DSI et Marc Pircher était en charge de la direction du centre technique toulousain. Nous avons regroupé ces deux directions entre DNO et DSO, donc c'est un homme et une femme qui sont remplacés par deux femmes.
À lire également
Marie-Anne Clair : C'est vrai que Marc Pircher incarnait très fortement le site toulousain. Aujourd'hui, c'est Geneviève Campan qui reprend la direction de l'établissement, mais il y a au centre spatial de Toulouse trois directions majeures, pas seulement deux. En effet, il ne faut pas oublier la direction créée l'année dernière, avec à sa tête Lionel Suchet, qui est directeur de l'Innovation, des applications et de la science. Finalement, on arrive à un mode de gouvernance un peu plus moderne, où l'on n'a pas un grand patron qui couvre tout et qui tient en plus de ses autres fonctions un rôle très "représentatif". On est dans une gouvernance plus dynamique et réactive, avec moins de personnalités charismatiques mises en avant.
Sophie Arutunian