La SNCF et le Cnes s'associent pour développer l'usage du satellite dans le ferroviaire

Gael Cérez
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Pourquoi nouer un partenariat entre la SNCF et le Cnes ?
Notre coopération a commencé il y a deux ans dans les domaines de la surveillance du réseau ferroviaire, le haut débit dans les trains et leur géolocalisation par satellite. Ces actions ont été menées de façon séparée. Des groupes de travail ont été créés. Il fallait formaliser tout cela, et ce, au moment où nous avons - au Cnes - créé un département consacré à l'innovation, les applications et la science. C'est important pour nous de montrer que nous allons vers l'aval des satellites, c'est-à-dire vers les utilisateurs. Jusqu'à présent, les satellites étaient utilisés par les scientifiques et les militaires. Ils étaient sous-utilisés par les autre secteurs car il y de la méconnaissance.
En quoi consiste cet accord ?
Nous allons partager nos savoirs, nos approches, comprendre nos besoins et nos technologies réciproques. Le Cnes va aider la SNCF a trouver des solutions satellitaires. C'est une action désintéressée de la part du Cnes. Nous n'avons rien à vendre. L'accord prévoit des échanges d'ingénieur, mais ce n'est pas le principal. Il s'agit surtout de groupes de travail.
Pourquoi le Cnes fait-il cela?
Accompagner les utilisateurs d'applications spatiales devient l'un des rôles du Cnes. Les usages satellitaires ne sont pas si simple à imaginer que cela. Il faut les aider à devenir autonome. Il y a une vraie volonté de voir les choses avancer. La feuille de route est précise. Guillaume Pepy et Jean-Yves Le Gall vont se rencontrer une fois par an au sein d'un comité pour faire le point. Nous sommes attendus.
Concrètement, sur quoi vont travailler les groupes de travail ?
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Il y a trois thématiques. La plus importante est celle de la géolocalisation des trains sur le réseau. Jusqu'à présent, celui-ci est garni de capteurs qui informent le système quand un train les active en passant. Le train lui-même ne sait pas où il se trouve. Cela nécessite une infrastructure très lourde à mettre en place et à entretenir. Avec le satellite, on peut inverser les choses et faire en sorte que le train communique lui-même sa position au système. Il faut cependant régler des problématiques spécifiques à la SNCF comme la perte de wagons ou leur positionnement par rapport aux quais, aux aiguillages, etc.
Gael Cérez
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