L’État va donner 100 millions d’euros supplémentaires à IRT Saint-Exupéry

Béatrice Girard
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Quel est le bilan de fonctionnement de l'IRT depuis sa création en 2013 et quelles sont les perspectives après son évaluation en 2016 ?
Le bilan est bon ! Je rappelle que l'Institut de recherche technologique (IRT) Saint-Exupéry a été créé par décret ministériel en 2013 et avait bénéficié dans ce cadre d'un soutien de 50 millions d'euros au travers d'une convention de financement avec l'Association nationale de la recherche (ANR). À l'époque, l'IRT regroupait sept personnes et n'avait pas démarré un seul projet. Aujourd'hui, nous comptons 300 personnes et 29 projets en cours pour 107 millions d'euros qui englobent les salaires, le fonctionnement et les investissements.
Les financements proviennent à 50 % de l'État et à 50 % des industriels. L'IRT Saint-Exupéry est une "maison commune", qui rassemble et mobilise les meilleurs spécialistes d'un sujet dans la durée. Après l'évaluation très positive dont nous avons fait l'objet en 2016, le commissariat général à l'investissement (CGI) a annoncé la mise à disposition de nouveaux moyens, ce qui nous donne de la visibilité jusqu'en 2030. De même, Louis Schweitzer, le commissaire général à l'investissement, a annoncé lors de la récente inauguration de l'IRT de Lyon un prolongement jusqu'en 2025 de la convention qui nous liait initialement à l'ANR jusqu'en 2019.
Nous allons donc bénéficier incessamment d'une deuxième tranche de financement, dont nous espérons qu'elle soit conforme au contrat initial, c'est-à-dire de 100 millions de l'État, ce qui va nous donner une capacité de financement de projets de 200 millions d'euros.
Donnez-nous quelques illustrations de ce bon démarrage...
C'est la confiance des industriels, en particulier du secteur aéronautique, dans nos travaux (avant même la fin des projets) qui a permis ce bon démarrage. La durée moyenne d'un projet mené à l'IRT est de trois ans pour un budget qui oscille entre 500 000 euros et 5 millions d'euros. C'est le cas par exemple d'un projet que nous appelons "pince à linge" en interne. Il s'agit d'un dispositif développé par le laboratoire plasma et conversion d'énergie (Laplace) qui permet de mesurer les charges partielles et d'éviter les décharges énergétiques dans les réseaux de câbles. Ce sujet émane de besoins exprimés au départ par les industriels de l'aéronautique. Il a séduit les grands acteurs comme les sous-traitants.
Béatrice Girard
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