À Toulouse, une nouvelle plateforme simule les impacts d'oiseaux sur les avions

Florine Galéron
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Le phénomène paraît anecdotique. Pourtant quand un oiseau vient heurter un avion, il peut provoquer d'importants dégâts. L'exemple le plus spectaculaire remonte au 15 janvier 2009. Un avion de ligne doit amerrir en urgence sur le fleuve Hudson face à Manhattan après une panne de ses deux moteurs. Il avait heurté au décollage un groupe d'oiseaux. Selon la DGAC, 700 collisions en moyenne entre oiseaux et avions sont recensées en France chaque année dans l'aviation civile. 15 % d'entre elles sont qualifiées de sérieuses (retards, dommages, incidents ou accidents). Une étude menée en 2000, chiffrait à 1,2 milliard d'euros le coût annuel des réparations imputé aux constructeurs aéronautiques après les impacts d'oiseaux.
Pour parer ces incidents, les constructeurs réalisent des essais d'impacts via des canons à poulet pour certifier leurs appareils. À Toulouse, l'Institut Clément Ader, Airbus et l'IRT Saint-Exupéry ont décidé de mutualiser leurs équipements non pas pour certifier les avions mais pour simuler différents types d'impacts : oiseaux, grêle, cailloux voire collision avec un drone. Cette nouvelle plateforme (baptisée Stimpact) a été inaugurée jeudi 16 mars au sein de l'Espace Clément Ader.
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Le site disposait déjà depuis 2000 d'un premier canon. Depuis l'été dernier, deux "canons à poulets" supplémentaires (de diamètre 60 et 120 mm) complètent le dispositif. Ces appareils sont capables de simuler une vitesse de 50 à 800 mètres par seconde avec des projectiles de 10 grammes à 1,8 kg. Même s'ils ont gardé ce nom, de "canon à poulets", "ces canons n'utilisent plus de vrais poulets pour les expérimentations mais des projectiles en gélatine qui reproduisent la composition de l'oiseau", précise Ludovic Barrière, ingénieur de recherche au sein de l'IRT Saint-Exupéry. La vidéo ci-dessous illustre l'une de ces expérimentations. Des billes d'aciers peuvent faire également office de projectiles.
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