L'Isae-Supaero crée un laboratoire dédié aux "concepts spatiaux avancés"
Fleur Olagnier
Fleur Olagnier
Créer un garage à satellites, une base habitée sur la Lune, coloniser Mars... Puisqu'aujourd'hui ces idées ne relèvent plus de la science-fiction, Airbus, ArianeGroup et l'Isae-Supaero ont acté au dernier Salon du Bourget la création d'une chaire spécialement consacrée aux recherches sur les systèmes spatiaux avancés. Airbus et ArianeGroup ont accepté de financer, chacun à la hauteur de 100 000€ par an et jusqu'en 2022, les travaux menés par une équipe du département "Conception et conduite des véhicules aéronautiques" et spatiaux de l'Isae-Supaero.
La nouvelle chaire, dirigée par Stéphanie Lizy-Destrez, enseignante-chercheur à l'Isae, prendra prochainement la forme d'un Space Advanced Concepts Laboratory (SAC Lab) :
Les équipes de l'Isae-Supaero travaillent déjà pour Airbus Defense & Space à l'élaboration d'une "station service de l'espace". En effet, la durée de vie des satellites est un enjeu important pour la filiale dont les télécommunications représentent une part importante de l'activité. Ainsi, proposer un service d'entretien après livraison serait une manière pour la société d'étoffer son offre auprès de ses clients. La station spatiale robotisée imaginée à l'Isae-Supaero serait opérée par les hommes depuis le sol afin de gérer la maintenance et la réparation des satellites géostationnaires :
Par ailleurs, la nouvelle chaire travaille pour le département Human Space Life de l'ESTEC - centre technique de l'Agence Spatiale européenne - à la conception du Moon Village, une base lunaire habitée destinée à servir d'étape intermédiaire pour le voyage vers Mars.
De plus, toujours pour le compte de l'ESA, l'équipe de Stéphanie Lizy-Destrez s'intéresse de très près à la relation homme-robot. Alors qu'un infime pourcentage de l'humanité est sélectionné pour devenir astronaute, la chaire imagine la formation des spationautes de demain. L'homme y serait très assisté par la machine, ce qui permettrait à un plus grand nombre de personnes d'exercer ce métier et de partir à la conquête du système solaire.
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Pour toutes ces recherches, le futur SAC Lab s'appuie sur les conseils des ingénieurs du laboratoire Cadmos du Cnes de Toulouse, qui ont accompagné Thomas Pesquet dans la mission Proxima. Enfin, la collaboration du prochain SAC Lab avec ArianeGroup devrait se concrétiser dans le courant du mois de septembre.
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