Airseas met au point une aile qui fait économiser 20% de carburant aux navires

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

airseas
Airseas

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

airseas
Airseas
Vincent Bernatets est ingénieur à Airbus mais avant tout "un voileux". Ce passionné de sports de voile a décidé de transposer des techniques de commandes de vol utilisées en aéronautique à la navigation maritime. Il a mis au point Seawing, une aile automatisée capable de tracter les bateaux.
Tracter le bateau permet au navire de réaliser d'importantes économies d'énergies :
Sans compter l'impact écologique nécessaire à la combustion du fioul. "L'organisme maritime international veut désormais taxer les émissions émises par les bateaux", glisse le fondateur d'Airseas.
La jeune société a commencé à tester au mois de septembre un prototype d'aile sur les navires transportant des pièces d'A380 entre Bordeaux et Bristol. Airseas table sur une mise en service de son aile fin 2019 sur les bateaux d'Airbus.
Dans un deuxième temps, d'ici 2020, il aimerait la commercialiser sur des portes-conteneurs ou des cargos, chargés du fret maritime. "Deux des cinq plus gros armateurs au monde se sont engagés à utiliser notre technologie", ajoute-t-il. Le marché est énorme puisqu'on dénombre dans le monde 28 000 navires de fret de plus de 100 mètres de long.
À lire également
Hébergée au sein du fablab d'Airbus, Airseas bénéficie d'une aide de 7,2 millions d'euros de l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise d'énergie), soit près de la moitié du budget nécessaire au lancement du produit. La jeune société travaille aussi avec le bureau d'études LMG implanté à Toulouse et l'École nationale supérieure maritime (ENSM) de Nantes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron
Jean-François Zygel : « En musique, l'IA générative est devant un échec »
Aéronautique : front commun de l'Isae-Supaero et l'Enac face à la compétition internationale
Feu dans les moteurs d'avion : la France lance une plateforme unique au monde
Le casino Barrière de Toulouse, premier en France à adopter le contrôle biométrique