Des ruches connectées à l'université de Toulouse pour surveiller le déclin des abeilles

Florine Galéron
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Université Toulouse III

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Université Toulouse III
Les objets connectés vont-ils permettre de sauver les abeilles ? Premières victimes des pesticides et de la propagation du frelon asiatique, les abeilles sont menacées de disparition. Certaines ruches en Europe affichent déjà des taux de mortalité de 80%. Cette disparition pourrait bouleverser toute la chaîne alimentaire étant donné que les pollinisateurs conditionnent la récolte des arbres fruitiers mais aussi du café et du cacao. Mais pour le moment, les chercheurs n'ont pas assez de données pour démontrer ce qui tue les abeilles. Pour y remédier, à Toulouse l'université Paul-Sabatier va installer au mois d'avril prochain cinq ruches équipées de capteurs pour suivre l'état de santé des colonies d'insectes.
"Le campus dispose déjà depuis quelques années d'une cinquantaine de ruches pour de la recherche. Elles ne sont pas équipées de capteurs, les seules informations que nous avons sur leur état de santé proviennent de l'apicultrice qui s'en occupe", explique Mathieu Lihoreau, chargé de recherche CNRS au Centre de recherche sur la cognition animale (CRCA) et spécialiste du bourdon.
Pour mettre au point les ruches connectées, l'université de Toulouse a noué un partenariat avec la startup Beeguard, basée à Labège (31). Cette jeune société fondée en 2016 a déjà déployé plus d'un millier de ruches connectées auprès d'apiculteurs français. "Un boîtier connecté est mis à l'intérieur de la ruche, il permet de détecter la température interne et centralise les informations d'autres capteurs. Un détecteur de poids permet à l'apiculteur de savoir à distance si les abeilles ont travaillé.", détaille Christian Lubat, fondateur de Beeguard.
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Dans le cadre du projet APIcampus, l'université a demandé à ses étudiants en systèmes embarqués d'inventer des capteurs avec des fonctionnalités plus poussées pour répondre aux besoins de la recherche.
Florine Galéron