Des voitures sans chauffeur bientôt en test sur le campus de Rangueil à Toulouse

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Imaginez une voiture sans conducteur roulant au beau milieu d'un campus, dans le flot des voitures des professeurs, des étudiants venus à pied, en bus, en vélo ou en gyropode... Cette image ne sera bientôt plus de la science-fiction. À Toulouse, le campus de l'université Paul-Sabatier aimerait mettre à disposition ses voies de circulation pour des projets de recherche sur les voitures autonomes et connectées menées conjointement par les chercheurs et les industriels.
Depuis deux ans, trois salles de cours de la fac sont déjà équipées de caméras, de capteurs de température et de luminosité. Baptisé neOCampus, ce programme d'expérimentation regroupe 10 laboratoires et des entreprises comme Sunnibrain ou Berger-Levrault et vise à réduire l'empreinte environnementale du campus grâce aux nouvelles technologies. Au printemps dernier, ce projet a été présenté devant l'agence régionale de développement économique Madeeli et le pôle de compétitivité Aerospace Valley qui ont eu l'idée d'utiliser le campus, cette fois pour tester des véhicules autonomes sous le projet autOCampus. "Nous nous sommes aperçus qu'il y avait un terreau industriel sur ce thème. En juillet à l'université, une première réunion a rassemblé une trentaine d'industriels et notamment Continental, Renault ou Easymile", se souvient Marie-Pierre Gleizes, chargée de mission neOCampus.
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Il faut dire qu'au cours des dernières années, Toulouse est devenue un centre névralgique majeur pour la mobilité de demain. Le groupe allemand Continental a choisi la Ville rose pour implanter son nouveau centre de R&D dédié à la voiture connectée et autonome tout comme Renault qui a inauguré en septembre dernier un site sur la même thématique. L'ancienne base militaire de Francazal a vu s'installer la navette autonome EasyMile, la startup de taxis aériens autonomes Eva mais aussi la société californienne HyperloopTT, autant d'entreprise qui vont tester leurs innovations sur place.
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