Comat se lance dans la propulsion électrique pour les petits satellites

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

comat
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

comat
Rémi Benoit
Dernièrement l'entreprise Comat avait surtout fait parler d'elle pour sa participation aux expériences menées par l'astronaute Thomas Pesquet sur l'ISS dans le cadre de la mission Proxima. La société de 90 salariés fondée en 1977 se lance actuellement dans un nouveau challenge : un système de propulsion électrique pour répondre au marché des nanosatellites (de 50 à 150 kg) et microsatellites (plus de 150 kg).
Autre avantage de cette technologie baptisée Plasma Jet Pack, "le moteur est plug and play". Autrement dit, comme le carburant est solide, plus besoin de mettre des réservoirs sous pression dans la phase de tests, il suffit de fixer le moteur à la plateforme du satellite.
Avec ce nouveau produit, Comat cible "des acteurs du New Space en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Chine à l'image de SpaceX (la société spatiale du milliardaire Elon Musk ou PlanetLab". L'entreprise compte créer dans l'année une startup spécialement dédiée à cette nouvelle activité. Depuis le lancement du projet fin 2013, elle a aussi investi trois millions d'euros dans de nouveaux équipements pour aménager notamment deux salles blanches et un laboratoire de propulsion électrique.
Laboratoire de propulsion électrique où est testé le système (Crédit : Rémi Benoit).
À lire également
Ces nouveaux équipements permettent de tester actuellement la technologie. "On est dans une démarche low-cost mais dans le même temps il faut s'assurer que les produits fonctionnent. Si on se projette sur une constellation de 1000 petits satellites, nous n'allons pas tester un par un les moteurs mais plutôt les vérifier de manière aléatoire", explique Ludovic Daudois. Les tests de certification seront réalisés d'ici l'été à l'Onera, le laboratoire toulousain de recherche en aéronautique. Comat espère par la suite une commercialisation d'ici 2020 pour les nanosatellites et 2022 pour les microsatellites.
Florine Galéron