Avec le satellite Aeolus d'Airbus, Météo-France va mieux mesurer les vents à l'échelle mondiale

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Après 16 années de développement, le satellite Aeolus sera enfin envoyé dans l'espace ce mercredi 22 août. Construit par Airbus pour le compte de l'agence spatiale européenne (Esa), il sera capable de mesurer depuis l'espace en temps réel les vents sur Terre, une première mondiale. Le satellite est équipé d'un instrument (lidar) qui émet une impulsion laser ultraviolette à travers l'atmosphère. La lumière rétrodiffusée permet de déterminer la vitesse et la direction de l'air en mouvement jusqu'à 30 kilomètres d'altitude de manière uniforme à l'échelle de la planète.
Le satellite Aeolus sera lancé le 21 août prochain (Crédit : Rémi Benoit).
Jusqu'à présent pour observer ces phénomènes, Météo-France utilise des stations au sol ou en mer, des ballons atmosphériques ou des vols aériens.
Or par exemple dans le Sahara, 2 milliards de tonnes de poussières sont déplacées chaque année par les vents, notamment vers l'Amazonie. Une étude récente a montré qu'elles pourraient jouer un rôle majeur dans le réchauffement climatique en supprimant les précipitations et en renforçant les sécheresses. Le phénomène climatique El Nino correspondant au réchauffement accentué des eaux de surface près des côtes de l'Amérique est également à l'origine d'anomalie de vents. Météo-France estime donc que le satellite Aeolus permettra d'améliorer les modèles climatiques.
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Alain Dabas ajoute également que l'intérêt d'Aeolus est "de mesurer les profils de vents de 0 à 30 km d'altitude alors que jusqu'à présent aucune donnée n'existe au-delà de 10 km d'altitude".
Par ailleurs, les mouvements d'air sont une donnée météo précieuse pour de nombreux secteurs économiques.
Florine Galéron