Spatial : plongée au coeur du fablab de Thales à Toulouse

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Rémi Benoit
C'est une idée qui paraissait un peu folle sur le papier. Un salarié de Thales a imaginé une antenne de satellite circulaire. "Quand le client a vu le prototype, il a exigé que le concept soit dans l'appel d'offres", indique Cédric Balty, directeur innovation et business intelligence chez Thales Alenia Space. Cette innovation est l'un des exemples cités par le groupe pour montrer l'impact de la mise en place de son fablab interne.
Lancé en juillet 2017 sur le site de Toulouse et réservé aux salariés, le lieu est doté de toute une série d'équipements numériques : casque de réalité virtuelle, scanner 3D, cartes électroniques programmables, trois imprimantes 3D, machine de découpe laser... Une coordinatrice est employée à plein temps sur le fablab et 9 salariés y consacrent plusieurs heures par semaine pour former leurs collègues. "Depuis l'ouverture, 400 personnes (le site compte près de 3 000 collaborateurs) y sont passés à raison de 15 à 20 visites par jour, c'est beaucoup", assure Lisa Sinardet, coordinatrice du fablab.
Fablab de Thales (Crédit : Rémi Benoit).
Pour Cédric Balty, la vocation de ce lieu "est d'inculquer une culture de l'innovation de rupture dans un grand groupe comme Thales et de générer un pipeline d'idées" : "Si l'on ordonne aux collaborateurs d'innover, cela ne va pas marcher. Là l'idée est qu'ils peuvent venir dans le fablab pour découvrir les outils, créer des prototypes de produits à la fois pour des projets professionnels ou personnels. Par exemple, un salarié a développé une intelligence artificielle pour un usage domestique et finalement cela a donné des idées pour des applications dans l'entreprise."
Et de citer un projet né au fablab adopté par Thales :
Cédric Balty, directeur de l'innovation chez Thales (Crédit : Rémi Benoit).
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Les prototypes sont réalisés sur des supports variés. "Rien qu'au niveau de la machine de découpe laser, il est possible de travailler sur différents plastiques, du papier et même de la feutrine", décrit Lisa Sinardet.
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