Intelligence artificielle : le gouvernement salue "l'excellent projet toulousain"

Florine Galéron

Vidal justifie les reductions d'effectifs d'arianegroup
CHARLES PLATIAU

Florine Galéron

Vidal justifie les reductions d'effectifs d'arianegroup
CHARLES PLATIAU
"Nous voulons faire de la France un leader européen de l'intelligence artificielle", a lancé la ministre de l'Enseignement supérieur, de l'Innovation et de la Recherche, Frédérique Vidal, à l'occasion de la présentation de la stratégie nationale en matière de recherche en IA mercredi 28 novembre depuis les locaux de l'Irit (Institut de recherche en informatique de Toulouse). La plan prévoit 665 millions d'euros d'investissements de l'État qui seront complétés par des financements d'industriels et d'universités pour atteindre au total une enveloppe d'un milliard d'euros.
Parmi les projets phares, figure la création d'instituts interdisciplinaires d'intelligence artificielle (3IA) pour lesquels l'État apportera 100 millions d'euros d'investissements. La contribution des établissements publics et des industriels partenaires portera le budget à 300 millions d'euros. Et pour leurs implantations, Toulouse fait partie aux côtés de Grenoble, Nice et Paris des quatre sites présélectionnés par le ministère.
Avant de poursuivre :
Toulouse recense déjà 500 chercheurs concentrés sur l'IA. La Ville rose s'est spécialisée depuis des décennies sur une approche originale de ce domaine.
Le chercheur relève qu'"à Paris, où se sont installés récemment les géants américains Facebook et Google, les universitaires travaillent surtout sur le deep learning pur".
Au-delà du fond du projet, Frédérique Vidal a salué qu'à Toulouse "tout le monde ait travaillé ensemble. Cela montre que lorsque le projet est mis avant les structures et qu'il y a un travail collectif, il y a une capacité à réussir." Une allusion directe au dossier Idex. En avril 2016, Toulouse a perdu ce label qui lui permettait depuis 2013 de décrocher un budget supplémentaire de 25 millions d'euros par an. En mars dernier, l'université n'était pas parvenue à reconquérir la labellisation, faute selon le jury "d'une réelle adhésion de tous les acteurs à une véritable démarche de transformation".
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Mercredi soir, la ministre a incité tous les projets en lice pour les 3IA à "continuer à travailler ensemble et à ne pas se reposer sur leurs lauriers". Les quatre sites présélectionnés devront déposer un dossier plus étoffé d'ici janvier et la sélection finale sera connue au printemps prochain. "Quatre instituts pourront être retenus comme zéro", a fait savoir Frédérique Vidal. De même, la répartition des 100 millions d'euros de l'État se fera suivant l'appréciation du projet, autrement dit certains projets retenus pourraient toucher beaucoup plus que d'autres.
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