Comment Toulouse veut décrocher un institut universitaire d'intelligence d'artificielle

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Toulouse n'a pas pu reconquérir l'Idex, parviendra-t-elle à décrocher son institut universitaire d'intelligence artificielle ? L'Université fédérale de Toulouse a déposé le 28 septembre dernier, auprès de l'Agence nationale de la recherche, un dossier de candidature pour accueillir un institut interdisciplinaire d'intelligence artificielle. Une initiative en réponse à l'appel à manifestations d'intérêt porté par le député et mathématicien Cédric Villani.
Dans son rapport sur l'IA demandé par le gouvernement, le scientifique plaidait pour la création d'"un réseau de recherche d'excellence" consacré à cette thématique à travers des instituts interdisciplinaires répartis sur tout le territoire" et affichait l'objectif de tripler le nombre de personnes formées à l'IA d'ici à 2020. Quatre à cinq lauréats devraient être désignés en France à l'issue de la procédure de sélection.
Face à la concurrence, la Ville rose compte se distinguer par une approche originale de l'intelligence artificielle.
Le chercheur relève qu'"à Paris, où se sont installés récemment les géants américains Facebook et Google, les universitaires travaillent surtout sur le deep learning pur".
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Au-delà de cette particularité, l'université table aussi sur la puissante filière économique toulousaine pour appuyer son projet baptisé ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute). "Nous avons la chance de bénéficier d'un écosystème dense avec l'industrie aéronautique, spatiale et automobile", relève Philippe Raimbault. D'ailleurs, selon le président de l'Université fédérale, les industriels pourraient apporter un tiers des 20 millions d'euros annuelles nécessaires au fonctionnement de cet institut, les fonds restants étant à chercher du côté du programme d'investissements d'avenir de l'État (PIA) et des universités.
Florine Galéron
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