À Toulouse, les victimes d'AVC se rééduquent grâce au logiciel de réalité virtuelle Covirtua

Florine Galéron
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COVIRTUA
Rémi Benoit

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Pour Marie, c'est la deuxième séance de rééducation avec le logiciel Covirtua. Sur la tablette, elle lit les instructions de sa mission du jour. "Bonjour, je prévois un apéro pour quatre personnes. Peux-tu acheter de la charcuterie, un jus de tomate et une bouteille de vin ? Il faudrait aussi prendre les ingrédients pour faire un gâteau au yaourt", indique le message.
Exercice sur tablette pour la patiente sous l'œil de l'ergothérapeute (Crédit : Rémi Benoit).
En cliquant sur l'onglet suivant, la patiente parcourt une série de recettes et note sur une feuille blanche sa liste de courses sous l'œil de deux ergothérapeutes qui observent sa progression. Les thérapeutes lui ont cette fois-ci rajouté une étape supplémentaire. Marie voit défiler les étagères du frigo et doit rayer de sa liste les aliments déjà disponibles. La patiente qui a été victime récemment d'un AVC éprouve encore des difficultés à faire le tri entre les informations pour ne pas oublier un ingrédient.
Comme elle, une dizaine de victimes d'AVC suivis par l'hôpital Rangueil à Toulouse expérimente depuis l'hiver 2018 le logiciel de réalité virtuelle mis au point par la startup toulousaine Covirtua.
Au fur et à mesure de la progression du patient, l'équipe médicale peut tester des scénarios plus poussés. "Le patient a une liste de courses et doit parcourir les étals d'un supermarché pour la compléter", explique Émilie Catella, ergothérapeute.
Un supermarché virtuel est utilisé lors de la rééducation (Crédit : Rémi Benoit).
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Le réalisme du logiciel est très poussé. En prenant un taboulé sur un étal, apparaît son poids et son prix. Pour se repérer dans le supermarché virtuel, le patient utilise un plan où sont indiqués les différents rayons. Il est aussi possible d'ajouter des sources de distraction pour rendre plus complexe la mission : "Le patient peut recevoir des textos, on peut mettre le son du magasin qui va diffuser de la musique ou des publicités", ajoute Émilie Catella.
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