À Toulouse, l'aéronautique fait toujours rêver dans les écoles d'ingénieurs

Florine Galéron
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Airbus a présenté trois concepts d'avions à hydrogène dont une aile volante.
Airbus

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Airbus a présenté trois concepts d'avions à hydrogène dont une aile volante.
Airbus
"Mes parents sont contrôleurs aériens. Quand j'étais petit, j'ai passé beaucoup de temps à la tour de contrôle de Roissy à regarder les avions, c'est ce qui m'a donné le goût de l'aéronautique", se remémore Quentin Barascud, élève en troisième année de l'Isae-Supaero. Aujourd'hui, la passion du jeune homme reste intacte malgré les graves turbulences rencontrées par le secteur. "Mon objectif en entrant à l'Isae-Supaero était de travailler sur des projets de nouveaux avions. La crise a permis aux acteurs de l'industrie d'accélérer cette transition écologique et comme beaucoup de camarades de ma promo, je trouve que cela représente une grande opportunité de travailler sur des projets comme l'avion à hydrogène d'Airbus. Beaucoup dans l'école sont excités à l'idée de relever ces très beaux défis d'ingénierie", témoigne-t-il.
Alors que la litanie des plans sociaux dans l'aéronautique n'en finit pas à Toulouse, le secteur n'a pas perdu de son aura dans les écoles d'ingénieurs de la Ville rose.
"Contrairement à ce que nous aurions pu craindre au printemps dernier, nous n'avons pas observé de baisse d'attractivité de l'Institut, bien au contraire", illustre Olivier Lesbre, le directeur général de l'Isae-Supaero. L'école a même enregistré en septembre dernier une hausse de 11% des inscriptions. "Sur le cursus d'ingénieur en français, nous avons recruté davantage d'élèves polytechniciens que l'année passée. Et sur le parcours en anglais, nous avons connu eu une forte croissance, de l'ordre de 30% du nombre de candidatures, en particulier en provenance des Etats-Unis alors même que les candidats faisaient face à des problèmes de visas pour nous rejoindre", ajoute le directeur d'établissement.
500 mètres plus loin, du côté de l'Enac (École nationale de l'aviation civile), la crise sanitaire a eu "un léger impact" sur les effectifs. "Sur la formation classique d'ingénieur, nous avons eu une baisse de 10% de l'affluence au concours. En revanche, sur le cursus de formation des pilotes, nous n'avons pas observé d'impact", remarque Mathy Gonon, le directeur des études et de la recherche au sein de l'établissement. Chaque année, cette formation de pilote de ligne ultra prisée attire un millier de candidats pour seulement une dizaine de places.
Florine Galéron