Spécialiste des traitements contre les infections multirésistantes et les maladies nosocomiales, Antabio s'apprête à lever 15 millions d'euros selon nos informations. L'entreprise toulousaine veut ainsi accélérer sur ses trois candidats médicaments prometteurs.Les entreprises innovantes toulousaines en route vers une nouvelle année record en matière de levée de fonds ? Après une année 2020 de croissance à ce sujet, l'année en cours pourrait être aussi synonyme de bonnes nouvelles. Selon nos informations, la biotech toulousaine Antabio s'apprête à lever 15 millions d'euros. "Nous comptons boucler ce nouveau tour de table au cours de l'année 2021, mais cela pourrait se faire en plusieurs fois", confirme à La Tribune Marc Lemonnier, le dirigeant fondateur d'Antabio.
Ce dernier n'en n'est pas à son coup d'essai. La société a, en tout, déjà levé 44 millions d'euros depuis sa création, en 2009. Des financements qui lui ont notamment permis de créer, en juillet 2018, une filiale aux Etats-Unis. Mais l'aboutissement de ce qui sera prochainement la plus importante levée de fonds réalisée par l'entreprise installée à Labège (Haute-Garonne), va lui permettre de passer un cap, tout en atteignant les 50 millions d'euros levés.
"Ce nouveau tour de table doit nous permettre de financer notre transition, avec nos produits. Nous allons passer d'une société de recherche à une société clinique. Un changement de dimension qui demande énormément d'investissements en R&D, le financement de la production des produits pour les études cliniques et des recrutements", explique le dirigeant, qui prévoit ainsi cinq à dix ouvertures de postes prochainement.
Engagée dans la lutte contre "une pandémie silencieuse"
Pour mémoire, la biotech Antabio est spécialisée dans le développement de nouveaux traitements contre les infections multirésistantes, et les maladies nosocomiales. En résumé, cette prochaine levée de fonds doit permettre d'avancer plus rapidement sur ces potentiels médicaments au regard des enjeux qui les entourent.
"Tous nos programmes sont focalisés sur les priorités dites critiques de l'Organisation mondiale de la santé. Chaque année, ce sont 700.000 personnes qui meurent en raison d'une résistance aux antibiotiques. C'est une pandémie silencieuse et lente, mais surtout cela reste une problématique structurelle pour les hôpitaux. Quoi qu'il en soit, Antabio restera toujours engagée sur des pathologies mortelles, c'est sa différence", présente Marc Lemonnier.