Des chercheurs toulousains découvrent des microplastiques chez 10 % des poissons de la Garonne

Florine Galéron
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La Garonne, source de pollution pour les poissons.
CNRS

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La Garonne, source de pollution pour les poissons.
CNRS
Les images de tortues des mers ayant consommé des morceaux de plastiques ont fait le tour du monde. C'est pourtant une image tronquée de cette forme de pollution : 80% des plastiques retrouvés dans les océans proviennent des rivières et des fleuves. Les cours d'eau servent de convoyeur de cette pollution depuis la zone où les plastiques entrent dans la nature jusqu'aux océans. Pendant cette phase de transport, les plastiques se fragmentent en petits morceaux de moins de 5 mm appelés microplastiques.
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Pour mieux comprendre cette pollution, des chercheurs de deux laboratoires toulousains du CNRS et de l'Université Paul Sabatier ont réussi pour la première fois à quantifier la présence des microplastiques dans les eaux de surface de la Garonne et de ses affluents. Lors de ce projet de recherche baptisé PlastiGar et financé par l'Agence de l'Eau Adour-Garonne et la région Occitanie, les scientifiques ont déployé au cours de l'année 2019 des filets afin de filtrer l'eau de surface pour mesurer cette pollution au niveau de 14 sites situés entre les Pyrénées et la ville d'Agen, en passant par l'agglomération toulousaine. Au total, les scientifiques ont récupéré 1.887 particules de 0.7 à 5 mm.

Florine Galéron