C'est ce qu'on appelle être pris en étau. Alors que les vignobles du Sud-Ouest luttent actuellement avec une nouvelle marque pour reconquérir leur marché intérieur face aux vins de Bordeaux et du Languedoc-Roussillon, ils doivent également lutter plus que jamais contre les aléas climatiques. Et la situation est alarmante.
Selon l'Agreste, l'entité en charge de la statistique et de la prospective pour le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt, la récolte viticole a reculé sur le territoire de 44% en 2021 par rapport à 2020. D'après des estimations arrêtées au 1er octobre par l'organisme, 2.008.000 d'hectolitres sont sortis des vignobles du Sud-Ouest cette année, contre 3.570.000 d'hectolitres l'année passée. "Ce sera une année bien complexe", déplorait Paul Fabre en septembre, le directeur de l'interprofession des Vins du Sud-Ouest (IVSO), à l'occasion d'une conférence de presse.
Mais ce phénomène est bel et bien national. "Selon les estimations établies au 1er octobre 2021, la production viticole s'établirait, en 2021, à près de 34 millions d'hectolitres, soit un niveau inférieur de 27 % à celui de 2020 et de 22 % à celui de la moyenne des cinq dernières années. Le gel printanier a amputé une bonne partie de la production, qui sera historiquement faible, inférieure à celles de 1991 et 2017", note également l'institution publique.