Hastim imagine un biomédicament personnalisé contre le cancer depuis Toulouse

Florine Galéron
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Un nouvel espoir dans la prise en charge du cancer est insufflé par la biotech toulousaine Hastim. Fondée en 2003 sous le nom Urodélia, la société imagine un biomédicament qui stimule le système immunitaire des patients atteints d'un cancer.
Nicole Rouquet, PDG d'Hastim. (Crédits : Hastim)
Le traitement a déjà fait ses preuves sur les animaux, ce qui a permis sa commercialisation dès 2013 sous le nom d'Apavac. « Nous avons fabriqué des kits pour permettre aux vétérinaires de produire eux-mêmes huit monodoses de vaccins. Depuis sa mise sur le marché, 800 animaux (chiens, chats, chevaux) ont pu être traités pour leur cancer. C'est un nombre très significatif étant donné que la prise en charge du cancer chez les animaux de compagnie est relativement récente par rapport à d'autres pathologies », commente Nicole Rouquet.
Une étude publiée en 2019 et menée sur 300 chiens atteints de lymphomes a mis en exergue l'efficacité d'Apavac associé à une chimiothérapie conventionnelle. Ce dernier a permis de prolonger le délai médian de progression de la maladie (304 jours vs 41 jours) et la survie médiane (505 jours vs 159 jours) chez les chiens en association avec une chimiothérapie.
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Fort de ce succès, la biotech veut désormais adapter son traitement pour l'homme. Pour y parvenir, Hastim vient de se doter d'un centre de recherche de 350 m2 à Toulouse. Ces nouveaux locaux sont équipés de salles blanches et d'un laboratoire pharmaceutique pour fabriquer des lots de production pour les essais cliniques, mettre au point des contrôles des biomédicaments produits dans le cadre de l'essai clinique et développer de nouvelles générations de traitement.
Florine Galéron