Guérir la plus grande maladie auto-immune : le pari d'une biotech toulousaine
Israa Lizati
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La biotech toulousaine Arthritis4Cure souhaite lancer les phases cliniques de son biomédicament
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La polyarthrite rhumatoïde (PR) est la maladie auto-immune la plus fréquente dans le monde. En croissance de près de 4 % par an, elle affecte près de 0,5 % de la population adulte mondiale. Extrêmement invalidante, cette maladie articulaire inflammatoire réduit l'espérance de vie de 5 à 10 ans et s'accompagne souvent d'atteintes extra-articulaires : poumons, cœur, vaisseaux, peau, yeux, etc.
Jusqu'à présent, les traitements se concentraient sur les symptômes, mais une équipe de chercheurs de Toulouse et Montpellier, accompagnés par la fondation française Arthritis (accompagne la recherche sur les rhumatismes et maladies musculo-squelettiques depuis 1989), ont mis au point une approche thérapeutique spécifique qui pourrait guérir les personnes atteintes de PR.
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Fondée en 2023 par les professeurs Guy Serre et Christian Jorgensen et installée à la Maison de la Recherche de l'Université de Toulouse, la start-up Arthritis4Cure est à l'origine d'une avancée majeure qui repose sur la capacité à cibler et détruire spécifiquement les lymphocytes B et plasmocytes qui produisent les auto-anticorps responsables de l'inflammation articulaire caractéristique de la maladie. Contrairement aux traitements actuels qui éliminent de façon indifférenciée une large partie du système immunitaire en même temps que les lymphocytes B, la thérapie ciblée innovante de la biotech permet de s'attaquer seulement aux cellules pathogènes à l'origine des dommages articulaires.
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