Une Toulousaine lance TalkDifferent, l'application de langage universel

Florine Galéron

Florine Galéron
Avant de mettre au point son application, Marie Spitz communiquait avec sa fille à partir de classeurs remplis de pictogrammes :
Il y a quelques années, lorsque Marie Spitz voit sa fille présenter une réelle appétence pour les outils numériques et informatiques, elle commence "à chercher une application attractive et ludique qui pourrait remplacer ce classeur". "Comme il n'en existait pas, j'ai décidé de la créer !"
Accompagnée d'un cabinet de graphisme toulousain, Marie Spitz imagine TalkDifferent. L'application est dotée d'une base de 700 images illustrant une multitude de situations de la vie quotidienne : nourriture, loisirs, sentiments... L'utilisateur peut en combiner plusieurs pour réaliser des phrases. "Maintenant, quand je vais au restaurant, faire des courses, faire du vélo avec ma fille avec juste mon smartphone dans la poche, je suis beaucoup plus sereine car je sais qu'elle pourra, via l'application, faire ses choix sans être bloquée par le manque d'images, explique la créatrice de TalkDifferent. Si l'image n'est pas dans la base de données, il est possible de dessiner, de prendre une photo et même d'enregistrer un son."
Disponible depuis décembre sur l'Apple Store et depuis janvier sur Androïd, l'application est vendue à 99 centimes. "J'aurais pu la mettre à 50 euros mais je tenais à ce qu'elle soit accessible au plus grand nombre. Il existe des formations de communication alternative pour les proches de personnes handicapées qui coûtent environ 400 euros. Tout le monde dans le monde du handicap n'a pas les moyens, ni le temps, de poser des jours de congés pour y assister", ajoute Marie Spitz.
L'application est loin d'être uniquement réservée aux personnes handicapées. Traduite en 10 langues, TalkDifferent se définit comme un outil de langage universel :
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Marie Spitz compte développer cet usage médical. Depuis le mois de novembre, elle travaille avec un conseil scientifique composé de médecins et d'infirmières toulousains pour créer un module de l'application destiné au personnel hospitalier.
Les médecins pourront imprimer ces visuels ou utiliser le module de l'application. Marie Spitz espère une mise en service de ce module dans le courant de l'année.
Florine Galéron