Toulouse Métropole prône une spécialisation des pépinières d'entreprises

Florine Galéron

Florine Galéron
Il y a 15 jours, la TIC valley (Sicoval) annonçait sa spécialisation dans l'internet des objets en devenant l'IoT valley et, dans la foulée, un accélérateur de startups dédié aux objets connectés voyait le jour à Labège. À son tour, Toulouse Métropole va lancer une spécialisation de ses centres d'accompagnement des startups. La Métropole possède actuellement 5 pépinières (Basso Cambo, Centre Pierre Potier, Montaudran, Bordelongue et au Perget) et quatre hôtels d'entreprises (au Ramier, à Montaudran et deux au Canal Biotech). 75 à 90 entreprises sont accueillies en permanence, ce qui fait de Toulouse le 2e plus grand centre de pépinières de France, après Paris.
Selon Michel Alvinerie, le président du Conseil de surveillance de la Semidias (société d'économie mixte pour l'innovation, le développement industriel et l'animation scientifique), les entreprises accueillies au sein des pépinières travaillent dans les secteurs suivants :
- 37 % pour le numérique
- 28 % pour les biotechnologies
- 14 % pour l'aéronautique et le spatial
- 6 % pour le développement durable, "un secteur qui est amené à se développer encore davantage dans les années à venir".
Toulouse Métropole compte présenter le 23 juin prochain son schéma économique. Parmi les 20 projets qui seront présentés, les élus lanceront un programme baptisé "de l'accélérateur à la pépinière".
Objectif, d'ici à 5 ans, passer de 75-90 entreprises à plus de 150 entreprises accompagnées. Par ailleurs, Toulouse Métropole va investir 100 000 euros dans la plateforme de recherche en urologie Urosphère hébergée actuellement au sein de Canal Biotech.
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92% des entreprises créées dans les pépinières de Toulouse Métropole réussissent à franchir le cap fatidique des cinq ans d'existence. À titre de comparaison, au niveau national c'est le cas seulement pour 75% des entreprises. Sur les 321 entreprises hébergées depuis 25 ans au sein de la Métropole, 241 sont toujours en activité. Elles représentent 2 165 emplois. Parmi les grands succès de ces structures figurent le fabricant de drones civils Delair-Tech ou encore la société de crowdfunding Wiseed. La société Genoskin qui développe des modèles de peau pour l'industrie ou encore Innov'ATM (logiciel pour anticiper les arrivées des avions sur les aéroports) commencent également à se faire un nom alors qu'elles sont toujours hébergées en pépinière.
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Florine Galéron