Startup : les 7 nouvelles pépites de l'Incubateur Midi-Pyrénées

Florine Galéron

Florine Galéron
Plateforme de location de matériel agricole, service d'optimisation des travaux ou encore logiciel pour surveiller l'érosion du littoral... Sept nouveaux projets viennent d'intégrer officiellement l'Incubateur Midi-Pyrénées. Les porteurs de projets seront hébergés pendant 12 mois au maximum au sein de la structure. Ils bénéficieront d'un accompagnement pour affiner leur modèle économique et de 50 000 euros d'avance remboursable. Tour d'horizon des différentes initiatives présentées ce vendredi 6 novembre à Toulouse :
Deux chercheurs en biologie hébergées au sein de l'Itav à l'Oncopole de Toulouse ont mis au point des modèles de culture de cellules qui répliquent les propriétaires du système nerveux.
La startup réalise déjà des premiers tests pour le centre de recherche en cancérologie de Toulouse, l'Inserm et le laboratoire de chimie (LCC) de Toulouse. Synaxys a par ailleurs reçu un apport financier de la fondation Toulouse Cancer Santé.
L'activité se décline en trois briques : la vente de bornes de recharge de véhicules électriques aux entreprises, une plateforme web pour gérer les paiements des salariés et enfin l'installation et la maintenance des bornes". Sur chaque borne (vendue environ 3 000 euros pièce), une voiture et un deux-roues électrique peuvent se connecter. La startup cible en priorité les grands comptes.
La startup espère aussi s'inscrire dans le projet Smart city de Toulouse métropole.
Deux chercheurs toulousains ont décidé d'exploiter un logiciel qu'ils ont développé au sein de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Rivages permet d'observer en temps réel l'état du littoral grâce à un réseau de caméras.
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"Le logiciel peut à terme prévenir les phénomènes de submersion. Mais dans un premier temps, nous nous concentrer sur l'érosion du littoral", avance Yves Soufflet, l'un des deux porteurs de Rivages.Une vingtaine de caméras-tests a déjà été déployée par l'IRD en Afrique de l'Ouest, au Vietnam ou au Pérou. De notre côté, nous ciblons en priorité le marché français et notamment les collectivités locales. Le BRGM, service géologique national français chargé de suivre les risques d'érosion s'est déjà dit intéressé pour tester l'outil".
Wefarmup.com est une plateforme web de location de matériel agricole entre professionnels.
Le site compte se rémunérer en prélevant une commission sur la somme perçue par les propriétaires de machines agricoles. 500 personnes se sont inscrites sur la plateforme depuis début octobre. Wefarmup souhaite également développer via le site le "cofarming", recréer en quelque sorte les coopérations agricoles sur un espace numérique.
Issu du laboratoire de recherche en ingénierie des matériaux (Crimat-CNRS), Romain Epherre a exporté un procédé innovant pour fabriquer des pièces techniques à partir d'une poudre céramique ou métallique : "Ce procédé rend le matériau 5 à 10 fois plus dur. Nous ciblons l'industrie du luxe (montres, etc.), l'aéronautique et la défense (boucliers)".
On connaissait "le livre dont vous êtes le héros". Avec Via Fabula, le Toulousain Bruno Marchesson veut créer une plateforme de diffusion de livres numériques qui évoluent en fonction du lecteur. "Le site recueille des informations sur l'utilisateur : homme/femme, célibataire/en couple, toulousain ou parisien... L'histoire s'adapte au profil social du lecteur", décrit le porteur de projet, qui a été auparavant membre de la startup Intuilab. Les ouvrages seront vendus entre 3 et 5 euros. Un premier auteur a accepté de répondre à ce défi.
Intégrée depuis le mois de septembre au sein de l'Incubateur Midi-Pyrénées, Concertice est issue d'un programme dédié aux startups au sein du groupe Engie. Le projet est porté depuis 2011 par Tristan Rigou, auparavant chargée de mission au sein de la délégation régionale de GRDF, filiale d'Engie :
L'utilisation du service coûterait 3 000 euros par mois pour une commune de 5 000 habitants et jusqu'à 20 000 euros pour une commune de 100 000 habitants. Le dispositif a déjà été expérimenté par l'agglomération du Muretain et la commune d'Escalquens. GRDF est par ailleurs intéressé pour le tester.
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Depuis sa naissance en 2000, l'Incubateur Midi-Pyrénées a accueilli 197 projets. 72 % de ces projets (141) ont donné lieu à la création d'une entreprise, 40 projets ont été abandonnés. Sur l'ensemble des entreprises créées, 86 ont à ce jour perduré, 49 sont en cessation d'activité et 6 ont fusionné ou ont été reprises. Les porteurs de projets ont levé plus de 309,6 millions d'euros de fonds et 816 emplois crées ont perduré.
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