Que dit le premier livre blanc de l'Internet des objets publié à Toulouse ?

Florine Galéron
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Quand on parle Internet des objets, le grand public a immédiatement en tête les montres ou les bracelets connectés. Or, vous expliquez à travers ce livre blanc que les débouchés commerciaux actuels se situent davantage auprès des professionnels que des particuliers...
Oui, c'est vrai qu'actuellement, il est beaucoup question par exemple de balances connectées. Mais les objets connectés à destination des particuliers se heurtent à une barrière économique. Prenons l'exemple d'une alarme connectée : suis-je vraiment prêt à dépenser 20 euros par mois pour être appelé en cas d'incendie ? Aujourd'hui, la plupart des opportunités dans l'Internet des objets se situent dans le B2B (business to business). Avec Sierra Wireless, nous ciblons des entreprises dont l'activité ne concerne pas du tout l'Internet des objets mais à qui nous expliquons comment l'IoT peut étendre ou apporter de la valeur à leur société. Cela peut être des garages automobiles, des sociétés de sécurité... Par exemple, nous vendons à Peugeot un bouton d'appel d'urgence connecté au GPS qui permet d'appeler l'ambulance en cas d'accident. D'autres sociétés passent par les entreprises pour toucher les particuliers (B2B2C). Par exemple, certains acteurs de l'IoT travaillent avec les assureurs qui vont proposer en option un service d'alarme connectée.
Comment mesurer le retour sur investissement des objets connectés ?
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Parfois, le retour sur investissement est immédiatement visible. Prenez le compteur intelligent Linky, l'intérêt pour ERDF est évident. Le groupe n'aura plus besoin de payer des salariés pour relever les compteurs électriques. En général, l'impact d'une telle optimisation opérationnelle peut être mesuré de suite tout comme l'acquisition d'un volume conséquent de données sur l'outil industriel. Ensuite, il existe des bénéfices à plus long terme auxquels l'entreprise n'aurait pas pensé au moment de l'installation des capteurs et qui lui permettent d'offrir un nouveau service. Initialement, les capteurs pour enregistrer le kilométrage de la voiture étaient surtout utilisés pour de la maintenance automobile. Les assurances ont eu l'idée de proposer des offres au kilomètre.
Florine Galéron