Whylot prépare une levée de fonds pour passer à l'ère industrielle
Jean-Christophe Magnenet
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"Le syndrome de Peter Pan ? Nous sommes en train d'en sortir !" Romain Ravaud était ce 5 octobre au Forum économique de Toulouse, organisé par la CCI, pour participer à une table ronde dédiée au problème de croissance des startups. Sa jeune pousse, ce Bourguignon l'a créée en 2011, avant de l'installer sur un site de 1 500 m2 dans la « Mecanic Vallée » de Cambes, dans le Lot. Baptisée Whylot, cette startup met au point des moteurs électriques à haut rendement technologique. "Petits, légers, compacts, et surtout très économes en énergie, avec un rendement de 97% à 98%", précise le dirigeant au parcours universitaire remarquable, auteur d'une double thèse en acoustique et en mécatronique et par ailleurs lauréat en 2013 du Prix La Tribune Jeune Entrepreneur. Avec une quinzaine de salariés -une équipe internationale de chercheurs en mécanique venus de Chine, de Moldavie ou du Burkina Faso- son entreprise enregistre actuellement un chiffre d'affaires de l'ordre du million d'euros. "Un chiffre qui ne représente pas notre activité réelle", corrige Romain Ravaud,
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Whylot sort en effet de cinq années de recherche. "Nous avons démontré concrètement ce que nous avions mis sur le papier au départ", explique le jeune patron. Laboratoire mécanique, la société a conclut ces dernières années plusieurs partenariats en joint-ventures avec des industriels pour qu'ils produisent des préséries de sa technologie. Plusieurs dizaines de brevets ont ainsi été déposés. "Cette année 2017 aura été la plus importante pour nous", avance Romain Ravaud. Son entreprise s'attend aujourd'hui à voir son activité "décoller très fort".
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