French Tech Toulouse : quel bilan 3 ans après ?
Jean-Christophe Magnenet
Jean-Christophe Magnenet
Le 12 novembre 2014, Toulouse devenait l'une des premières métropoles de France à décrocher le label French Tech. French Tech Toulouse se définit depuis comme "un collectif fédéré d'entrepreneurs, d'acteurs publics et de structures d'accompagnement qui soutiennent le développement des startups". Avec trois axes stratégiques :"conforter le leadership européen sur les systèmes embarqués, devenir leader européen dans l'IoT/Cloud/Big Data, et devenir un territoire de référence sur les expérimentations".
Trois ans après cette labellisation, son directeur délégué, Philippe Coste, a réuni ce mercredi 11 octobre de nombreux acteurs de l'écosystème startup de la Ville rose pour dresser le bilan de cette aventure. Et il dresse un constat "nécessairement positif".
L'une des principales mesures de ce programme national aura été de mettre en place un Pass French Tech pour identifier et soutenir les jeunes pousses toulousaines en hypercroissance. À Toulouse, dix startups ont bénéficié de ce label. La première à décrocher le sésame fut le fabricant de drones Delair-Tech... La dernière en date se nomme Naïo Technologies et conçoit des robots agricoles. "On a identifié des entrepreneurs conquérants, et grâce à des dispositifs comme le Pass French Tech, ils sont aujourd'hui accompagnés pour réussir, et connaissent une scalabilité forte (NDLR : capacité d'un produit à s'adapter à une montée en charge, à maintenir ses fonctionnalités et ses performances en cas de forte demande)", estime le directeur délégué de French Tech Toulouse.
À l'été 2016, l'État a par ailleurs lancé des Réseaux thématiques French Tech destinés à accélérer le développement économique dans les secteurs les plus dynamiques en termes d'innovation comme les objets connectés, les fintech ou la santé. Toulouse participe à cinq de ces neuf réseaux. "Ils permettront par exemple de rendre plus efficace la prospection à l'international en identifiant de manière plus fine les salons mondiaux spécialisés sur un secteur (ex : fintech ou santé). Jusqu'à maintenant, la mission French Tech était assez généraliste, elle envoyait des délégations de startups pour le CES Las Vegas ou le MWC de Barcelone", expliquait récemment à La Tribune Philippe Coste.
Un "Tour de France des réseaux thématiques" avec des animations dans toutes les villes labellisées avait même été envisagé pour cet automne. "Il s'avère que les réseaux thématiques sont actuellement dans une phase de finalisation et il n'y a donc pas encore de dispositif prêt. Je pense que c'est seulement un report de quelques mois", note aujourd'hui le directeur délégué de French Tech Toulouse.
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Autre dispositif porté par le collectif : le French Tech Ticket. Ekito et le Connected Camp accueillent dans ce cadre depuis mars 2017 quatre startups étrangères... et les entrepreneurs ont plutôt bien accroché à la Ville rose (relire notre reportage sur le sujet).
En charge d'animer French Tech Toulouse durant ces trois dernières années, Philippe Coste n'aura pas toujours eu la tâche facile dans un écosystème qui a une histoire forte et des acteurs engagés.
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"Le collectif c'est toujours compliqué, mais c'est toujours très fondateur", conclut Phlippe Coste, qui se dit prêt à poursuivre son engagement au sein de la French Tech. Un nouveau travail de préparation devrait en effet démarrer à partir de la fin de l'année. Labellisé pour trois ans en 2014, l'écosystème va oeuvrer pour une "relabellisation", avec de nouveaux objectifs.
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