La startup Nateo planche sur une ceinture connectée pour surveiller les grossesses à risque

Florine Galéron
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Nateo Healthcare

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En France, plus de 20% des grossesses sont dites à risque (en volume cela représente 160 000 des 830 000 grossesses, ndlr). Un chiffre en constante augmentation alors que de plus en plus de femmes tombent enceinte après 40 ans et que le surpoids progresse. Pour mieux suivre ces grossesses pathologiques, la startup toulousaine Nateo Healthcare (fondée en juillet 2016) planche actuellement sur une ceinture connectée qui pourrait apporter une rupture technologique dans la surveillance cardiaque des femmes enceintes.
Ainsi, le dispositif, imaginé par la jeune pousse et pour lequel elle a déposé un brevet, fera moins d'un kilo contre sept actuellement pour les cardiotocographes. "La ceinture sera équipée de plusieurs capteurs ultrasons contre un seul sur les appareils actuels. Aujourd'hui, il suffit que le bébé change de position pour que l'on perde le signal. De même, notre système permettra de mieux distinguer le rythme cardiaque de la mère et celui du fœtus et pourra s'adapter à toutes les morphologies de patientes", détaille-t-il.
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L'idée est que la femme enceinte puisse depuis chez elle mettre la ceinture et envoyer ses constantes aux médecins. "Aujourd'hui, les hôpitaux sont saturés et dans le même temps les patients plébiscitent l'ambulatoire. Notre produit s'adresse aux professionnels de santé qui veulent mettre en place ce type de suivi : maternités, sages-femmes et écoles de sages-femmes, gynécologues, PMI (protection maternelle infantile), établissements d'hospitalisation à domicile... La télémédecine pourrait trouver aussi des débouchés dans des territoires éloignés des centres de soins. Il existe des déserts médicaux comme par exemple en Ariège, dans le Lot ou la Lozère. De même, aux États-Unis, certaines femmes doivent parfois faire 250 kilomètres pour trouver un gynéco", relève Olivier Beaudoin.
Florine Galéron