Rubix prépare une levée de 10 millions d'euros pour améliorer son détecteur de nuisances
Bryan Faham
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mr mifsud pdg de rubix
Rubix S&I
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mr mifsud pdg de rubix
Rubix S&I
Ce boîtier pourrait être confondu avec une box d'accès à internet. Mais son rôle est tout autre : il identifie les nuisances environnantes. Qu'elles proviennent d'odeurs, de bruits, de lumière, ou de vibrations. Le système créé par la startup toulousaine Rubix Senses & Instrumentation a la particularité d'identifier la nuisance, mais aussi son origine, permettant ainsi de prendre les dispositions nécessaires pour la faire cesser.
Ce dispositif est notamment utilisé par des municipalités. À Los Angeles (États-Unis) par exemple, les boîtiers disposés dans la ville sont utilisés pour identifier les tirs d'armes à feu, et le type d'arme à l'origine du tir. L'entreprise est aussi présente en Chine, au Japon, ou encore en Thaïlande, dans des villes qui utilisent ses capteurs pour détecter la pollution et rediriger le trafic routier en fonction des possibilités.
Un boîtier de Rubix S&I installé en plein air. (Crédit : Rubix S&I)
Le boîtier Rubix pod est cependant introuvable dans le commerce. La solution de la startup toulousaine est proposée directement aux industriels et aux acteurs publics. "Nous ne vendons pas nos capteurs directement aux consommateurs et ce n'est pas prévu", explique le fondateur de Rubix S&I, Jean-Christophe Mifsud.
Parmi ses clients, la société compte notamment une dizaine d'entreprises du CAC 40. Et pour cause, le fondateur de Rubix jouit déjà d'une certaine crédibilité dans le domaine. Avant la création de Rubix en 2016, Jean-Christophe Mifsud a travaillé pendant vingt ans dans le domaine des capteurs. En effet, par le passé, il a fondé la société de numérisation de l'odorat Alpha MOS en 1993. Mais le dirigeant a quitté cette entreprise toulousaine en 2015, tout en gardant une part minoritaire du capital.
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Avec sa nouvelle entreprise, l'homme d'affaires prépare une nouvelle levée de fonds. Il s'agira alors de la deuxième pour la startup toulousaine. La première a été conclue en février dernier pour un montant de 2 millions d'euros. Y ont notamment contribué le fonds d'investissement lyonnais Evolem, l'aixois CGP et des business angels comme Jean-Pierre Gloton, cofondateur de Gemplus. Cette fois, le dirigeant travaille sur un montant compris entre 8 et 10 millions d'euros. Une somme qui servira notamment à accélérer la recherche pour peaufiner sa solution de détection des nuisances.
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