L'épidémie sanitaire de ces derniers causera sans aucun doute une sur-mortalité au sein des startups (voir nos pages précédentes, ndlr). Mais tous les acteurs s'accordent à dire que celles qui seront rayées de la carte seront des jeunes pousses en difficultés avant la crise et que celle-ci ne causera qu'une accélération de leur disparition.
Seulement, dans leur chute, ces petites entreprises ne vont-elles pas entraîner avec elles des structures en charge de leur accompagnement comme les incubateurs, les hébergeurs ou encore les accélérateurs ? Les collectivités locales que sont Toulouse Métropole et la Région Occitanie, au coeur de la crise, ont décidé d'exonérer de loyers les startups hébergées au sein de leurs différentes pépinières. Mais pour les structures semi-publiques et privées, la donne est différente.
C'est notamment le cas pour Nubbo. Certes, l'incubateur est soutenue par le Conseil régional, "mais 50% de notre budget annuel est autofinancé grâce à nos prestations et la crise a donc un fort impact sur notre trésorerie", lâche Thierry Merquiol, membre de la direction de l'incubateur, mais aussi directeur général de Ocseed (voir notre focus sur le financement des startups en temps de Covid, ndlr). Autrefois appelé l'incubateur Midi-
Pyrénées, sa nouvelle identité Nubbo, lancée en 2018, s'est accompagnée d'une redéfinition de ses prestations avec un accompagnement désormais jusqu'à 24 mois, et non plus 12, avec en complément des avances remboursables.