Waltr installe des caméras à Toulouse pour mesurer la pollution à l'échelle de la rue

Florine Galéron
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"Je me promenais un dimanche avec ma femme et mes enfants sur les hauteurs de Pech David. Nous avions une superbe vue de Toulouse mais surtout nous pouvions voir à l'oeil nu la pollution aux particules fines, c'était assez impressionnant cette nuée marronâtre. Pourtant, il n'y avait aucune alerte de pollution ce jour-là, le diagnostic est arrivé quelques jours plus tard, a posteriori", se remémore Eric Péquignot. En poste depuis 12 ans au Cnes, il décide de mettre à profit son expérience dans le spatial au service de la qualité de l'air. En 2018, il fonde la société Waltr. "Notre but est d'aider les villes, les industries, les entreprises et aussi les investisseurs à mesurer, réduire et compenser leurs émissions polluantes", explique l'entrepreneur.
La startup veut apporter une offre complémentaire aux informations délivrées par les organismes de mesure qualité de l'air comme Atmo. "À Toulouse, Atmo dispose par exemple de neuf stations. Ces structures fixes coûtent chacune 600.000 euros. Elles sont extrêmement précises mais comme il y en a assez peu, cela ne permet pas d'avoir des données détaillées sur l'ensemble de la métropole. Or, plusieurs études scientifiques ont montré que d'un quartier à l'autre, la taux de polluants de l'air peut varier de 800% ", fait remarquer Eric Péquignot.
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Waltr a été sélectionné par la Ville rose pour tester un dispositif alternatif. Dans le cadre du projet Parc Garonne qui vise notamment à raser le Parc des expositions pour verdir l'Ile du Ramier, la société va déployer trois caméras hyperspectrales. La première va être installée dès ce mois de novembre sur une tour de Bagatelle, deux autres sont attendues d'ici début 2022 aux Minimes et sur la Côte Pavée.
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