Intéressement : le Medef prône un crédit d'impôt

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Hasard ? Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot se sont livrés tous les deux hier à un plaidoyer en faveur des mécanismes d'intéressement et de participation. En déplacement sur l'ancien site de Metaleurop à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), le président de la République a réexpliqué sa stratégie face au " problème du pouvoir d'achat " , un sujet sensible largement à l'origine de sa dégringolade dans les sondages. Outre le mécanisme des heures supplémentaires qu'il a de nouveau défendu, Nicolas Sarkozy a aussi évoqué, " pour doper le pouvoir d'achat ", l'intéressement et la participation : " On va faire des propositions très audacieuses en la matière. Et, entre les heures supplémentaires et la participation aux fruits des résultats des entreprises, on va beaucoup augmenter le pouvoir d'achat des Français sans nuire à la compétitivité des entreprises. "Il faudra tout de même patienter un peu - en tout cas après les élections municipales -, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, devant finaliser pour l'été un projet de loi sur le développement de l'intéressement. Il pourra peut-être s'inspirer des propositions du Medef qui, hier - la CGPME l'avait déjà fait il y a une dizaine de jours -, a présenté ses idées en la matière. Intervenant sur RMC et BFM TV, Laurence Parisot a prôné la création d'un crédit d'impôt au bénéfice des entreprises développant l'intéressement. Pour le Medef, un crédit d'impôt égal à 30 % des sommes versées devrait être octroyé lorsqu'il n'existe pas encore de plan d'intéressement dans l'entreprise. Et ce pour les plans mis en place dans les trois ans à venir. Ce crédit d'impôt serait réduit à 15 % des sommes versées pour les entreprises ayant déjà un plan d'intéressement en place. La présidente du Medef demande aussi aux experts comptables de proposer systématiquement à leurs clients la mise en place de l'intéressement.ADHESION AUTOMATIQUE AU PERCOLaurence Parisot suggère aussi que l'actionnariat salarié sorte du champ de l'appel public à l'épargne et demande la mise en place de plans universels d'attributions de stock-options exonérés de toutes taxes. Enfin, elle défend l'idée d'un crédit d'impôt de 25 % sur les abondements des entreprises aux Perco et Perp. Plus audacieux, s'agissant du Perco, le Medef milite pour une adhésion automatique de tous les salariés d'une entreprise, sauf si l'un d'eux demande à ne pas adhérer... Le Medef compte lancer fin mars une grande campagne de communication sur ses propositions.

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