Trois caisses d'épargne fusionnent en Espagne

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L'annonce, vendredi dernier, (voir « La Tribune » du lundi 29 juin) de la création d'un fonds de restructuration bancaire, le Frob, qui vise notamment à stimuler les fusions entre entités financières (« La Tribune » du 29 juin), n'a guère tardé à faire sentir ses effets : la première d'entre elles est sur le point de voir le jour. Trois petites caisses d'épargne de Catalogne, Caixa Sabadell, Caixa Terrassa et Caixa Manlleu, se sont réunies hier au siège de la Banque d'Espagne afin de mettre la dernière main à leur projet d'intégration. Implantées principalement dans les faubourgs industriels de Barcelone, les trois entités, ensemble, contrôlent 26,8 milliards d'actifs, ce qui les situera en troisième position en Catalogne.Le quotidien « L'Expansion » estimait hier que l'opération se traduira par la fermeture de quelque 150 agences, soit 20 % de leur total conjoint. Elle pourrait en outre s'étendre à d'autres entités, comme Caixa Manresa, la plus convoitée car elle jouit d'un des taux de crédits douteux et impayés les plus faibles du pays : à peine 1,82 %, ou Caixa Laietana, qui figure par contre parmi les plus sinistrées, avec 4,78 % d'impayés.Si le Frob a pour principal objectif d'injecter des fonds au sein des entités au bord de la faillite après les avoir mises sous tutelle, il s'est vu aussi assigner une seconde mission, moins drastique : celle d'appuyer financièrement, principalement par le biais de l'acquisition de participations préférentielles, les mouvements de fusion à caractère préventif. C'est-à-dire ceux précisément destinés à renforcer les entités avant que leur situation ne se détériore irrémédiablement. L'entrée en scène du Frob, dans ce second cas, n'implique ni la mise sous tutelle ni l'éviction des dirigeants, ce qui explique que nombre de responsables des « cajas » (caisses d'épargne) aient jugé prudent de prendre l'initiative en ce sens.l'appui des autoritésLe tout avec l'appui des autorités régionales, qui ont elles aussi tout intérêt à éviter un pourrissement débouchant sur une situation de mise sous tutelle, qui réduirait de manière draconienne, au profit de la Banque d'Espagne, leurs compétences en matière de fonctionnement des « cajas » : leur droit de veto sur les fusions interrégionales, notamment, est dans ce cas suspendu. Rien d'étonnant, donc, si les autorités de Catalogne (une région qui compte dix caisses d'épargne) appuient l'intégration en marche, et si elles sont loin d'être les seules. En Andalousie, en Castille-León, en Estrémadure, un mouvement semblable se dessine avec l'appui des gouvernements régionaux respectifs. Et tout porte à croire que l'époque où l'Espagne comptait pas moins de 45 caisses d'épargne est désormais bien révolue. n

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